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Sécurité routière : bilan mars 2011

mercredi 13 avril 2011 , par Jean-Claude

La sécurité routière vient de livrer les chiffres du mois de mars et ils ne sont pas bons.

308 personnes sont décédées sur les routes en mars 2011.

La mortalité routière est ainsi en hausse modérée de +2,7% par rapport à mars 2010. Les autres indicateurs sont également en faible hausse que ce soit le nombre d’accidents corporels (+1,2%), le nombre de blessés (+1,4%) et le nombre de blessés hospitalisés (+4,4%).

8 personnes de plus qu’au mois de mars 2010 ont été tuées sur nos routes

Après une forte hausse globale en janvier 2011 de +21,2% et une augmentation de +7,5% en février, la mortalité routière continue à croître au mois de mars 2011, mais plus modérément (+2,7%).

Il faut noter que la météorologie de mars 2010 avait été sensiblement conforme aux normales mensuelles, alors que mars 2011 a été excédentaire en température tout comme janvier et février, une situation généralement défavorable à la sécurité routière du fait de l’augmentation de la présence des deux-roues motorisés dans le trafic.

Sur les 3 premiers mois de l’année, le nombre de personnes tuées est en augmentation (+ 85 tués) par rapport à la même période de l’année précédente. 912 personnes ont été tuées sur les routes contre 827 en 2010 pour la même période.

Selon la sécurité routière, la moitié de ces 85 tués sur les routes est représentée par les deux roues alors qu’ils ne ne représentent que 2% du trafic.

La sécurité routière nous rappelle également qu’en cette période de congés, où des millions de familles vont se croiser sur les routes de France, la nécessité d’observer les règles de bonne conduite et rappelle qu’une conduite apaisée avec un véhicule bien entretenu peut faire économiser jusqu’à 25% d’essence tout en réduisant les risques d’accident.

Les forces de l’ordre seront particulièrement présentes sur tous les axes routiers au cours des prochaines semaines pour que les règles du Code de la route soient respectées, et tout particulièrement le respect des limitations de vitesse et du taux légal d’alcool qui sont à l’origine de la moitié de la mortalité routière. La Sécurité routière rappelle que les policiers et les gendarmes ont désormais la possibilité d’immobiliser les véhicules des conducteurs qui ont commis de graves infractions, en application des nouvelles mesures de la Loppsi.

La sécurité routière semble bien décidée à réduire les statistiques, coûte que coûte. Cela permet de répondre à la question que nous nous posions sur les conséquences du rattachement de ce service au Ministère de l’Intérieur, Sécurité routière : intérieur ou transports ?.

Ce mois-ci, la nouveauté est que le deux roues est clairement désigné comme « élément perturbateur » dans cette volonté et cette politique, sans que l’on sache si les deux roues incriminés sont responsables ou victimes.

La sécurité routière nous rappelle que la loi Loppsi est passée et que les forces de l’ordre ont les moyens d’agir. Le printemps 2011 sera-t-il également celui des deux roues ? Nous en doutons. La politique et la culture du chiffre sont fortes. Trop certainement, pour se poser les bonnes questions.

Avertissement
Ces chiffres ne concernent que la France métropolitaine. Pour le mois écoulé et les derniers mois précédents, ils reposent sur un dispositif de remontées rapides assurées en fin de mois par les forces de l’ordre. Il s’agit ici d’estimations provisoires des résultats du mois, offrant une marge d’erreur moyenne de l’ordre de 2,5 %. Ces estimations initiales sont établies par extrapolation afin de compenser les décès tardifs sous 30 jours et de pallier divers autres écarts « structurels » ou systématiques entre remontées rapides et données définitives du Fichier national des accidents corporels (dit "Fichier BAAC"). L’extrapolation résulte de la confrontation des deux séries sur les douze derniers mois de disponibilité des BAAC validées. Les estimations provisoires initiales des mois antérieurs sont ensuite affinées de loin en loin jusqu’à l’arrêt des chiffres définitifs. Ces estimations intermédiaires, dites "quasi-définitives", sont substituées aux estimations initiales au fur et à mesure de l’affermissement du Fichier BAAC, la marge d’erreur s’amenuisant en conséquence.

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