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Pratique scooter > Conseils > Sept règles d’or pour la conduite

Le 19 juin 2005 par Ludo

Que vous soyez débutant ou conducteur confirmé, ces quelques règles sont là pour se rappeler que la conduite d’un scooter et d’un deux-roues d’une façon générale réclame plus d’attention que la conduite d’une auto ainsi que certaines spécificités.

1. Prudence et paranoïa

Quoi que puisse en dire les conducteurs expérimentés, la conduite d’un deux-roues est potentiellement dangereuse. En équilibre sur deux roues, mal perçu par les automobilistes, que ce soit en ville ou sur route, il ne faut donc pas pêcher par excès de confiance et toujours se dire que c’est aujourd’hui que tout peut arriver. Au risque de passer pour paranoïaque.

2. Maîtrise du véhicule

Freinage d’urgence
Si en voiture les freinages d’urgence ne posent pas trop de problème du fait des quatre roues, en scooter, il en va tout autrement. L’équilibre est des plus précaire et c’est d’ailleurs dans ces phases de freinage d’urgence qu’ont lieu plus de 40% des pertes de contrôle des véhicules. De plus, lors de freinage réflexe, l’action sur le levier de frein, non dosée, peut provoquer un blocage de la roue annonciateur d’une chute à venir.

D’où l’importance de connaître le potentiel de freinage de sa propre machine. Pour cela, rien de tel que de faire des essais, sur route dégagé pour connaître et ressentir les limites de sa machine.

Les systèmes de freinage dit couplé ou intégral répartissant le freinage entre l’avant et l’arrière, généralement à 60% et 40%, sécurisent les freinages mais n’empêcheront pas les situations délicates.

3. Anticiper

Si vous commencez tout juste la conduite du scooter et que vous êtes seul, il faut rouler à votre rythme. Ne rien forcer que vous ne sentez pas. L’expérience viendra avec le temps et les choses viendront naturellement.

Avec le temps, vous verrez qu’il y a des signes annonciateurs de manœuvres de la part des automobilistes : conduite erratique, c’est signe de discussion au portable ou de lecture de journal (si, si, ça arrive), voiture qui se serrent sur le bord de sa file, c’est un changement de file imminent, ralentissement de la circulation, c’est aussi un changement de file à venir et soudain...

Anticiper, c’est avoir les yeux grands ouverts et observer l’environnement immédiat. Et toujours garder deux doigts sur les poignées de frein.

4. Conduite sur le mouillé

Comme nous l’avons dit déjà dit dans le lexique du scooter, la pluie est LA principale difficulté surtout quand il n’a pas plus depuis longtemps.

Les chaussées sont alors couvertes d’hydrocarbures, d’essences imbrûlées et mélangés aux premières gouttes de pluie, tout cela forme une pellicule glissante. De plus, comme il faut un certain temps d’adaptation aux automobilistes comme aux deux-roues face à ces nouvelles conditions météo, nous n’avons qu’un conseil à donner, c’est celui de réduire sa vitesse. Et éviter de rouler sur les bandes blanches, plaques d’égouts...

5. Protection

En hiver et en été, le port du casque est obligatoire. C’est notre seule obligation et c’est aussi notre seule protection qui soit homologuée.

En période de canicule, il est tentant de rouler en simple tee-shirt, short et mains nues. Pourtant, à la moindre chute c’est votre corps tout entier qui viendra directement au contact avec le bitume. Pour éviter ce genre de brûlures, le port de vêtements solides et de gants même légers sont vivement conseillés.

6. Etre vu et s’en assurer

L’allumage des feux de croisement est une obligation mais encore faut-il s’assurer que les autres usagers nous ont bien vu. Avant toute manœuvre, il faut s’assurer d’avoir été vu. Pour cela, quelques conseils. Se placer dans l’angle des rétroviseurs des automobilistes. Le central ou le gauche. Rechercher le regard du conducteur dans les rétros.

7. Voir

Cela semble évident mais pour pouvoir rouler, il faut avant toute chose pouvoir voir. Ecran de casque, pare-brise doivent être régulièrement entretenus et nettoyés. A éviter aussi les rayures anodines par beau temps et qui peuvent devenir gênantes par temps de pluie.

Au sujet du pare-brise, il faut s’assurer de pouvoir voir par dessus, cf l’équipement du scooter.

Se rappeler aussi que bus, camions et autres véhicules ne sont pas transparents et qu’ils peuvent vous cacher une information importante : intersection, piéton. Ralentir au moment de les doubler et se tenir prêt à toute éventualité.

Enfin, le bonheur...Vous avez suivi les conseils ci-dessus et vous n’êtes pas loin du Nirvana en matière de conduite ? Alors, n’hésitez pas à prodiguer vos conseils à d’autres. Cela vous permettra par la même occasion de refaire la check-list et de faire le point à nouveau.

Voir aussi "Conduite d’un scooter : apprentissage en douceur

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Commentaires :

  • Sept règles d’or pour la conduite le 7 avril 2006 par Atlantic Sprint Addict

  • Une petite astuce pour le passage des tunnels :

    Les quelques secondes suivant l’entrée d’un tunnel surtout si celle-ci se fait de jour et que le tunnel est peu ou mal éclairé sont nécessite un temps d’adaptation pour les yeux. Secondes pendant lesquelles tout peut arriver.

    Pourquoi ne pas fermer un oeil, juste avant l’entrée du tunnel et l’ouvrir juste à l’entrée, en fermant l’autre qui sera rouvert quelques secondes après.

    Une petite astuce qui demande un peu de pratique mais qui peu éviter des surprises.

    Pour moi c’est devenu un réflexe quand je vois un tunnel sans visibilité se profiler à l’horizon.

    Il faut noter que la vision monoculaire (avec 1 oeil) à un grand désavantage, il ne permet pas bien l’appreciation des distances, mais entre rien voir du tout et voir un obstacle, je préfère la deuxième solution.

    V à tous.

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    • Sept règles d’or pour la conduite le 25 juillet 2007

    • eh oui c’est aussi la technique des cyclistes pour au moins accomoder un oeil a la pénombre du tunnel.

      Répondre à ce message

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