Nous vous avions déjà parlé des bons chiffres de l’année 2007 en matière d’accidents sur Paris.
Nous allons les examiner plus en détail.
En 2007, il y a eu 37 personnes tuées sur Paris contre 64 en 2006. La baisse est de 42% entre les deux années et cette baisse est d’autant plus remarquable que la circulation a sensiblement augmenté dans le même temps.
Cependant, le nombre de blessés n’a cessé d’augmenter depuis 2004 ; niveau le plus bas avec 7186 accidents corporels. Pour 2007, le nombre d’accidents corporels est remonté à 8569, juste en dessous des 8665 de 2002 qui marquait le début de la diminution.

La répartition du nombre de victimes s’établit comme suit :
Deux roues motorisés (2RM) : 53%, avec 5287 victimes dont 14 tués
Piétons : 22%, avec 2180 victimes dont 17 tués
4roues : 18%, avec 1747 victimes dont 1 tué
Vélos : 7%, 694 victimes dont 5 tués

Ce qui ramené au nombre de tués par catégories d’usagers représente :
2RM : 0.26%
Piétons : 0.78%
4Roues : 0.06%
Vélos : 0.72%
On le voit et on ne le dira jamais assez piétons et vélos sont les plus fragiles des usagers. Et parmi les piétons les personnes de plus de 65 ans sont surreprésentées puisqu’elles sont 13 parmi les 17 tués.
Et ce sont les usagers les moins protégés qui sont les principales victimes.
Entre vélos et 2RM, les difficultés de la circulation ramènent aux mêmes causes. Changement de file ou dépassement dangereux sont pour les deux roues quelqu’ils soient la première cause d’accident.
Viennent ensuite l’excès de vitesse pour le 2RM et l’ouverture de portières pour le vélo. Les vélos roulant le plus à droite de la chaussé sont aussi les plus exposés à cette cause d’accidents.
Et en troisième cause avec 16% pour le 2RM et 10% pour le vélo, le refus de priorité.
Les piétons sont responsables de 10% des accidents avec les 2RM et vélos. Fragiles parmi les plus fragiles, les piétons contribuent ainsi à fragiliser les autres catégories déjà fragiles. Un comble !

Nous ne disposons malheureusement pas des données pour d’autres grandes villes mais nul doute que les causes d’accidents pour les deux roues doivent être similaires.
Piéton, automobiliste, usager de deux roues, nous passons sans cesse d’un "statut" à l’autre en oubliant les contraintes et exigences du précédent.
Une idée pour la Sécurité Routière serait de le rappeler lors de campagnes de communication.
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