Avoir un scooter, c’est bien, être sûr de le retrouver quand on l’a garé, c’est encore mieux. Quand on sait qu’à peu près 4% du parc deux roues disparaît tous les ans, il vaut mieux être vigilant et se prémunir contre tout risque. Pour cela, rien ne vaut l’utilisation d’un antivol pour retrouver son scooter.
En matière d’antivols, il existe quatre grandes catégories : les chaînes, les bloque disque, les « U », les alarmes.
Par rapport aux scooters, les chaînes et boas sont faciles à installer sur un scooter. Elles se glissent facilement entre les roues, souvent petites des scooters, et le carénage.
Pourtant, la protection offerte n’est pas ce qu’on pourrait attendre de ce dispositif qui pèse souvent lourd en poids et en euros. Une vingtaine de secondes suffisent pour certaines pour en venir à bout. De plus, certaines sont longues et de ce fait, les cadenas traînent par terre. Une aubaine pour les voleurs qui peuvent s’en donner à cœur joie pour les casser sans pour autant abîmer leur « butin ».
Les tests menés par 60 millions de consommateurs font ressortir la meilleure chaîne, France Antivol Force 8000, qui nécessite 1 minute 30 pour en venir à bout. A l’opposé, l’Artago Scorpion Konan, se fracture en moins de 10 secondes.
L’avantage indéniable du bloque disque, c’est sa taille. Malgré son poids, il tient dans la main et trouve toujours place pour le ranger.
Pour autant, ce n’est pas la protection idéale. Ils se forcent tout aussi facilement et le meilleur dans la catégorie, l’Abus Granit Victory résiste tout de même 1 minute 16.
Certains sont équipés d’une alarme. Cela présente le double avantage d’être un peu plus dissuasif et... de rappeler au conducteur que le bloque disque est encore en place.
Les « U » sont ceux qui offrent la meilleure résistance. Encore faut-il qu’il soit adapté à la machine. Passer simplement le « U » dans une des roues sans prendre les tubes de fourches ou les amortisseurs ne sert pas à grand-chose.
Le « U » doit aussi vous permettre de fixer le scooter à un point fixe. Cela ralentira les éventuels voleurs et augmentera les chances de retrouver votre scooter.
Elles ne sont efficaces que si vous êtes assez proche pour pouvoir intervenir. En effet, il n’est malheureusement pas rare d’entendre une alarme hurler sans que personne n’intervienne. Et vous risquez de plus une contravention pour tapage diurne ou nocturne.
Une variante d’alarme a été conçue pour éviter le scoot-jacking. C’est une pratique qui consiste pour les voleurs à délester le propriétaire du scooter au feu généralement. Le plus souvent par la violence et parfois, en prétextant une crevaison de la roue arrière.
Si le scooter est éloigné de plus d’une certaine distance, le moteur s’éteint. Il est évidemment conseillé si on est victime de telle pratique de s’assurer que l’agresseur ne reviendra pas vous agresser une deuxième fois, pour s’emparer de la carte magnétique débloquant le moteur.
Il est aussi fortement conseillé d’être vigilant aux feux et d’être attentifs à tous scooters montés par deux personnes.
La gravure
Certains voleurs ne prennent pas tout le scooter. Ils se servent sur le vôtre comme dans un magasin de pièces détachées. La seule parade consiste en la gravure des pièces de carrosserie, du pot, pare-brise... Toutes pièces susceptibles d’être démontées et volées.
Les indélicats y réfléchiront à deux fois avant de prendre des pièces difficilement négociables.
Pour compléter ce tour d’horizon, nous vous conseillons l’article écrit par Guillaume Dayan et Frédéric Brozdziak Motomag-antivol
Enfin, après avoir choisi votre antivol, ne pas oublier :
faire graver son scooter
l’attacher si possible à un point fixe
choisir un endroit sûr avec du passage sans gêner la circulation des piétons
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