Millau - Marseille - Gap
Après Millau
, direction Marseille. Par la côte ou les terres ? Ce sera par les terres finalement et vraiment aucun regret. Au fur et à mesure la température se réchauffait mais surtout les terres sont tout ce qu’il y a de magique. Si je vous dis les gorges du Tarn, vous comprendrez certainement mieux
. .
Il n’y a pas assez de deux yeux pour rouler. Un pour regarder la route pendant que l’autre admire
. Et comme la saison n’est pas encore commencée, il y a assez de place sur les routes pour pouvoir dévier de sa trajectoire sans aucun souci.
Parfois, on se croirait dans un décor de film. Presque trop beau pour y croire. Et soudain, au détour d’un virage, un château est là qui semble s’être lui aussi perdu dans le temps.
Ou encore, un feu qui sort dont ne sait où pour réguler une circulation composé de soi-même. Un endroit, une région où il fait bon prendre son temps et que j’espère bien pouvoir revisiter.
Après avoir flâné sur la route
, Marseille. Tard par rapport à l’horaire prévu. Bonne Mère est là qui veille sur tout son monde. C’était journée de mistral et ça soufflait sec. A l’intérieur de Notre Dame de la Garde, les ors brillent de milles feux. Le plus curieux est que Bonne Mère est construite sur deux étages comme s’il y avait deux églises l’une sur l’autre. Je ne connais pas cette particularité mais si certains peuvent me renseigner...
Marseille est en ce moment encombré de travaux pour le tram. Donc, près du port, la circulation y est très dense et difficile mais ça se passe tranquillement
. Le matin, retour de pêche au port. Les pêcheurs débarquent le poisson et le vendent directement sur des étals. Il ne doit pas y avoir plus frais comme poisson car certains frétillent encore. C’est le matin que j’ai vraiment apprécié Marseille. Le calme, le soleil, pas de mistral. De quoi regretter de remonter jusqu’à Gap ?
Non pas du tout car Gap, les Hautes Alpes, ont été aussi une découverte. De nouveau des montagnes aux cimes enneigés. Ca va être la même chose qu’en Andorre ? Michel annonce que la veille encore il pleuvait et que la semaine précédente, il neigeait.
Gap est au creux d’une cuvette entourée de montagne et la municipalité
, riche ? consacre un budget aux œuvres d’art. On découvre ainsi des vaches bleues dans un jardin ou des grâces surveillants des scooters.
Gap a des couleurs de ville du sud. Les maisons sont très colorées et Napoléon a séjourné dans une de ces maisons. Il fait un temps à se prélasser à une terrasse. Ce que nous faisons à l’heure du déjeuner. Puis, Michel m’accompagne un bout de chemin et me fait découvrir un lac hydroélectrique qui est aussi la retenue d’eau pour le grand sud. Les routes tournent à souhait et je m’aperçois une fois de plus que le Burgman 650 a une tenue de route époustouflante. Les feux stop de mon hôte ne s’allumeront presque jamais alors que les miens le sont à chaque entrée de virage.
Sur la route de l’Italie
, des paysages tout aussi splendides que les gorges du Tarn et pour finir le franchissement du col de Borgo. Ca grimpe dur et il y a de la neige tout autour. Des skieurs sont passés par là.
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