13ème traversée de Paris : traversée dans le temps
lundi 7 janvier 2013 , par
Il ne faut surtout pas oublier son réveil pour assister au départ de la traversée Paris en anciennes. C’est tôt, très tôt mais une fois sur place, vous oublierez le sacrifice d’une grasse-matinée pour ne retenir qu’une ambiance à nulle autre pareille.
Les amoureux de toutes ces anciennes ont une passion communicative. Ils forment une grande famille, se connaissent souvent, viennent entre amis, en famille et nous font partager, le temps d’une traversée, l’objet de leur passion.
Tracteurs, voitures, camions, motos, scooters, vélos, il y en a pour tous et de toutes les époques. L’esplanade de Vincennes se transforme vite en un formidable embouteillage de véhicules et d’époques. Les deux roues sont également présents, même s’ils ne forment pas le plus gros des bataillons d’anciennes. Solex, Mobylettes, Vespa, Bmw, Honda... toutes les marques sont présentes. Les propriétaires de tous les véhicules jouent le jeu : ils se vêtissent comme à l’époque, même si les téléphones portables, les Gps font partie de la panoplie. La restauration des véhicules s’accompagne souvent d’une recherche sur une période, une époque.
Il faut voir « le Marquis » dans sa tenue, sur sa Bmw de gendarmerie de 1960. Elle aura nécessité deux ans de restauration mais le résultat est là, splendide. Splendide, il l’est aussi sur sa monture. Pas de démarreur électrique en 1960, tout se faisait à la force du mollet, voire de tout son poids.
L’humour des participants se manifeste également à travers des déguisements, tous plus excentriques les uns que les autres. Et lors de la traversée, une auto est tombée en panne. Ni une, ni deux, ce sont trois autres véhicules qui se sont arrêtés pour porter assistance. La solidarité, comme leur passion, elle se vit.
Humour, humilité, bonne humeur, passion, c’est tout cela le charme des traversées.
Quatre ou deux roues, ces véhicules sont des morceaux de l’histoire, du patrimoine collectif. Ils sont entretenus, roulent, crachent de la fumée, grincent, couinent, vivent. Nous sommes loin du musée. Et en cette matinée, Paris est leur plus bel écrin.
Les rues désertées permettent aux anciennes de faire quelques tours de roues sur les principales artères de la ville. Les passants ont tous la même réaction, hésitant entre admiration, surprise et ravissement. Il faut en profiter car la ville projette d’interdire le centre aux véhicules de plus de 10 ans.
Ce serait dommage que la plus belle ville se refuse à entretenir la mémoire collective et permette de voir, revoir ou découvrir des monuments de notre histoire.
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