C’est ce que prévoit le cabinet américain Pike Research dans une récente étude. A cette date, les véhicules utilisant l’hydrogène seront près de trois millions (2.8 millions précisément) et le marché est estimé à 17.7 milliards d’euros.
Dans ce scénario, Pike Resarch prévoit une montée en puissance progressive pour les véhicules à hydrogène. Les véhicules légers commenceront à se développer en 2014 de façon plus soutenue en Europe Occidentale et en Asie Pacifique, par rapport aux Etats Unis. Le développement des véhicules à hydrogène passe par le développement des transports en commun à hydrogène. Ceux-ci constituent un véritable laboratoire d’expérimentation, à l’image des bus à hydrogène de Colombie Britannique au Canada et utilisés lors de JO de Vancouver.
Plusieurs villes expérimentent cette nouvelle carburation. Amsterdam, Barcelone, Berlin, Londres et Madrid se sont lancées dans l’exploitation de cette énergie et se sont réunies au sein d’une association internationale (Association Hydrogen Bus Alliance) afin de capitaliser sur les expériences locales. Paris semble ne pas vouloir participer à l’aventure et en France, l’hydrogène connait un développement timide.
Il faut aller jusqu’à Sénart en Île de France pour prendre connaissance d’expérience de transports en commun utilisant l’hydrogène. C’est la Compagnie Européenne des Technologies de l’Hydrogène (CETH) de Marcousis qui est le maître d’oeuvre du projet pilote Hynov. Ce projet vise à mettre en évidence la pertinence d’un système de transport à hydrogène en milieu urbain. Pour le moment et pour des questions de rentabilité, ce porjet se borne aux véhicules industriels et de transports en commun.
Hormis les véhicules, se pose la question de l’infrastructure pour alimenter les véhicules. Au Canada, c’est Air Liquide qui a empoché le contrat de 20 millions de dollars canadiens (14 millions d’euros). Cette société a développé et exploite les deux stations d’alimentation de Whistler et de Victoria. C’est sans doute le plus grand enjeu pour le développement de l’hydrogène car à ce jour, le cabinet Pike Resarch a identifié cinq industriels prêts à se lancer dans la commercialisation de véhicules à hydrogène.
Mercedes Canada a annoncé la livraison de 200 classe B F-Cell dans le pays pour cette année. Le groupe a pour objectif un véhicule à hydrogène compétitif à l’horizon 2015. Riversimple prévoit de commercialiser son Urban Car en 2013. Et les constructeurs japonais sont aussi présents sur ce futur marché. Mazda, Nissa et Toyota. En matière de deux roues, c’est Suzuki qui pour le moment fait partie des rares à s’intéresser à ce mode de carburation, avec son Burgman Fuel Cell.
Mais les prévisions de Pike Resarch semblent bien optimistes. Une autre étude du cabinet PricewaterhouseCoopers prévoit seulement 400 000 véhicules électriques en 2015, ce qui représente 0.5% du marché. Nous sommes donc encore loin d’un raz de marée en faveur du véhicule vert et cette étude tempère largement les chiffres avancés par Pike Resarch.
Pourtant, 100% électrique ou à hydrogène, le véhicule de demain et d’après-demain devra se passer de carburant fossile.
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