Une récente enquête d’Axa Prévention a porté sur les deux roues. Les résultats de cette enquête ont été repris par la plupart des médias et les manchettes étaient on ne peut plus claires « Scooters : la bête noire de automobilistes et des motards », « Scooters : dangereux pour les automobilistes et les motards » et encore « Scooters, véhicules les plus dangereux »... Diable ! Serions-nous des serial-killers en puissance ? Des suicidaires qui s’ignorent ?
Il faut dire que le communiqué n’y va pas de main morte avec l’accroche. « Les scooters jugés dangereux par 57% des automobilistes et 58% des motards ». Nous ne reviendrons pas sur ce résultat de sondage. Il est ce qu’il est. Mais c’est aussi sa limite. Nous ne saurons pas comment le questionnaire a été élaboré, ni dans quel contexte les enquêtés en sont venus à porter cette appréciation. Nous avons un résultat. Point.
Et ce qui nous gêne dans cette enquête, c’est qu’il semble y avoir un malentendu sur « le scootériste ». La notion de scootériste semble glissante. Il est parfois pris dans sa généralité et d’autre fois, il semble être un conducteur bien précis. L’enquête dresse d’ailleurs ensuite un portrait-robot du scootériste qui correspond à un homme de 46 ans, citadin, cadre moyen, conducteur aussi d’une automobile et utilisant son scooter pour des trajets domicile-travail. Où sont donc tous les conducteurs de 50, 100cc ? Avec un parc scooters qui frôle les 25% des deux roues, ce ne sont certainement pas les seuls 125cc qui le composent.
Cette typologie, ce profil de conducteur vient compléter de singulière manière celle qui avait été dressée en 2004 par le Gie Money Bank, voir notre article « Deux roues : profil conducteur à revoir ». Le constat de cette dernière enquête était plutôt une féminisation des conducteurs, des conducteurs-conductrices séduis par le côté pratique du scooter plus que par passion. Le Gie Money Bank avait ainsi établi quatre types de conducteurs.
| Catégories | % |
|---|---|
| Motards passifs | 31% |
| Motards hédonistes | 24% |
| Motards passionnés | 21% |
| Urbain pressé | 12% |
| Usager | 11% |
La différence entre les deux enquêtes semble être l’exhaustivité. D’un côté, 1 122 personnes interrogés, d’un autre 30 000 automobilistes et 15 000 réparateurs pour une vue d’ensemble d’un parc composé, à l’époque de 2 441 000 deux roues.
L’enquête Axa se termine par les actions menées depuis plusieurs années par Axa pour la prévention et c’est tout juste s’il n’y a pas un contrat à parapher en fin de l’enquête...
Alors, purement hagiographique cette enquête Axa ? Non, car Axa fait 14 propositions parmi lesquelles nous retenons :
Et c’est un acteur de plus pour la sécurité des deux roues.
Le compte rendu de l’enquête Axa Prévention
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