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Essai Yamaha Niken : 3 roues d’exception et sauvage !

jeudi 11 octobre 2018 , par Christian , Emmanuel G. , StephaneC.

Après Piaggio, Peugeot et Quadro, c’est au tour de Yamaha de passer au multi-roues. Cela donne la Niken. Prononcez "Naiken", comme pour les chaussures. Trois roues, en provenance du scooter, sport sur base de MT09, moto, pour la boite et la chaîne, Yamaha est en pleine crise identitaire ?

Présentation et ergonomie

La Yamaha Niken est plus impressionnante dans la réalité que sur les vidéos de communication ou reportages vus sur le net. La largeur de la face avant est étonnante. Elle est soulignée par les tubes de fourche inversée d’un bleu étincelant. La largeur s’explique en jetant un coup d’œil sous le bloc optique. C’est là que la technologie multi-essieux directeurs (LMW, en anglais) prend place. Ce système permet une prise d’angle jusqu’à 45 degrés, selon Yamaha. Le parallélogramme de la direction remonte très haut. Cela lui donne sûrement de la rigidité, et en faisant bras de levier augmente la solidité en diminuant la taille des pièces. Le poids en l’air ne se trouve pas plus important. Ses éléments bleu métallisé sont superbes et leur diamètre frappe l’œil. Le bleu est repris au niveau des jantes.

De côté, l’avant semble énorme, même si les designers ont largement échancré le tablier au niveau des tubes de fourche. Cela permet d’alléger la masse avant et surtout de pouvoir admirer le travail accompli. A l’avant encore, Yamaha a vu grand pour le passage des câbles et durites. La pièce alu où elles passent semble disproportionnée mais c’est terriblement beau. Comparé à l’avant, l’arrière semble totalement dépouillé. Suspension mono-bras en biais oblige, aucun amortisseur ne vient entraver le regard. La selle est suspendue dans le vide. Le support de plaque et le mini garde-boue sont maintenus en place par une pièce de métal anodisé qui rappelle le cadre dont les tubes apparaissent. Attention aux wheelings qui se finissent sans la plaque d’immatriculation, ce serait dommage d’abimer cet ensemble.

Entre les deux, le moteur. Tout de noir vêtu, il est repoussé loin de la direction à cause des roues et le radiateur semble bien petit.

Visuellement encore, l’impression est que la Yamaha Niken doit peser des tonnes, surtout sur l’avant. Mais quelques mouvements de roulis nous rassurent. Si la Yamaha Niken fait quand même son poids, 263kg avec les pleins, la moto se manœuvre relativement facilement à la poussette dès qu’elle roule. Il faut pousser franchement, au début, ce qui n’est pas facilité lorsqu’on pousse à cause de la largeur du guidon.

Visuellement, le petit pot est très discret. Une seule béquille, latérale, fait partie de la dotation. L’éclairage avant et arrière est full leds. Les clignotants avant sont bien visibles pour les autres usagers de la route.

Parmi les aspects pratiques, sous la selle passager, Yamaha a aménagé un petit espace de rangement. Vous n’y rangerez qu’un bloc-disque.

Et puisqu’il est question du passager, si ses pieds sont bien suspendus, il devra composer avec des poignées placées juste sous ses cuisses. Il ou elle ne pourra que difficilement lutter contre les fortes accélérations de la Yamaha Niken.

Vie à bord

Une fois installé à bord, la première chose qui surprend, c’est l’espace devant le conducteur qui est occupé par le réservoir de 18 litres, en alu. Il est totalement caréné. Du poste de pilotage, vous ne verrez rien de la route sous le guidon. C’est très bon pour la protection ! Yamaha a poussé le sens du détail jusqu’à poser un cache à la base de la colonne de direction pour masquer les entrailles de la tête de fourche. A côté de ce souci de détail, deux colliers de serrage viennent plaquer les plaques contre le guidon. L’absence de capotage au niveau du guidon permet d’alléger l’ensemble et d’amener un peu de clarté dans cet ensemble sombre. La finition est très bonne, avec un ressenti qualitatif immédiat une fois installé au guidon.

Le tableau de bord fait appel à une technologie qui est apparue il y a quelques années, avec un bon vieil écran à gros cristaux liquides. Il est large, complet, et extrêmement bien lisible en toutes circonstances. Il fait parfaitement le job. Une prise accessoire 12V est présente sur le haut à gauche. Il faudra ensuite trouver où placer son appareil électronique.
Le grand écran fourmille d’indications : compte-tours, vitesse, rapport engagé, niveau d’essence pour les principales mais également indication du mode moteur engagé, du TCS… Et heureusement, il n’y a pas besoin du manuel pour comprendre ce qui est affiché.

La selle est moins fine et beaucoup plus confortable que sur la MT-09. L’échancrure du réservoir tombe parfaitement entre les jambes. La position est droite, avec un guidon qui tombe bien sous les mains. Les tailles petites voire moyennes risquent d’aller le chercher un peu loin. Et dans tous les cas, le sol se retrouvera aussi trop loin hélas. Il n’y pas de blocage du train avant sur la Yamaha Niken, il faut donc impérativement poser pied à terre à l’arrêt.

Les commodos s’enrichissent de nouveaux boutons. A gauche, en plus des traditionnels inverseur code-phare, clignotants et klaxon, vous avez le bouton menu, pour régler, l’intensité d’éclairage du tableau de bord, entre autres, le bouton de défilement des informations au tableau de bord, le bouton pour régler le régulateur de vitesse et enfin, le bouton pour l’activer. Cela fait beaucoup mais c’est très bien disposé.

A droite, le coupe-circuit fait également office de démarreur. En dessous, Yamaha a posé le bouton de sélection du mode moteur, 1 à 3, et enfin le warning. Les rétroviseurs montés sur la carrosserie sont rabattables.

Caractère moteur : Jekyll et Hyde, balade ou sport

Le terrain est connu avec le fameux CP3 inauguré sur la MT-09. Dès que le démarreur est lancé, c’est un ravissement pour les oreilles. Le petit pot filtre bien le niveau sonore mais il permet cependant au moteur de s’exprimer. Il génère de très légers toussotements tout à fait sympathiques en restant assez discret. Il faut ajouter comme un bruit de turbine en fonction du régime et vous aurez tout ce qui caractérise, en bien, la Yamaha Niken.

Le moteur est un trois cylindres qui cube exactement 847cc. Il délivre 115CV à 10.000tr/mn et son couple maxi de 87.5Nm est obtenu à 8.500tr/mn. Derrière, ces chiffres vous découvrez surtout un moteur extrêmement souple qui peut reprendre à 50km/h en sixième mais également se montrer extrêmement sportif si l’envie vous prend de faire parler les watts ! C’est vous qui décidez et la Yamaha Niken se pliera à vos désirs.

Dès 3.000tr/mn pour un changement de rapport ou sur un filet de gaz à 2.000tr/mn, la Yamaha Niken ne bronche pas, même sur le rapport le plus long. Il se montre tout ce qu’il y a de civilisé. Mais si l’envie vous prend d’aller chercher la zone rouge, passés les 7.000tr/mn, la Yamaha Niken va réveiller le pilote qui sommeillait en vous. Et ne le laissera plus s’endormir ! Ce n’est pas sauvage mais pas loin.

Il faut reconnaître que le Quick Shift, qui permet de monter les rapports à la volée sans embrayer, est une précieuse aide. Concentré sur l’accélérateur, la conduite et l’oreille, vous profitez du moteur.
Yamaha a modifié les paramètres d’injection de carburant. Un nouveau dessin du vilebrequin offre un agrément de conduite supérieur et des démarrages en douceur.
La Niken est équipée des dernières technologies électroniques, comprenant les systèmes YCC-T, D-MODE, un régulateur de vitesse, un système de contrôle de la traction, un embrayage antidribble assisté (A&S).

Petite attention des ingénieurs pour faciliter la manœuvre : en embrayant légèrement le système monte le ralenti à 2.000 tours ce qui permet de bouger, même monter de petites pentes sans accélérer. Hyper pratique au quotidien. En mode moteur 1, cela peut être trop vif pour des demi-tours par exemple !

Pas de pluie ou de chaussée glissante pour tester le TCS durant notre essai, mais avec deux niveaux de sensibilité, vous pouvez affiner au plus juste son déclenchement.

Comportement dynamique

Une fois en route, dès les premiers tours de roues, les deux roues du train avant sont complètement oubliées. Yamaha les a placées non pas à l’extérieur mais à l’intérieur du parallélogramme. Cela ramène les masses à mobiliser vers l’axe de la colonne de direction. Les changements d’angles sont vifs, et vous n’avez pas cette impression de lourdeur qui caractérise les autres multi-roues. Cette vivacité est cependant tempérée par la largeur du guidon. Elle implique une amplitude de mouvement supérieure à la normale. Durant notre essai, lors d’un gauche-droite rapide, le train avant a semblé se délester mais rien d’inquiétant. La Yamaha Niken a vite retrouvé ses appuis.

Le 3 cylindres se révèle parfaitement adapté à cette machine. Alors qu’il tend à désunir facilement la MT-09, ici les kilos en plus le domestiquent un peu. Par ailleurs la suspension est de meilleure qualité. Pas d’effets de rebond, ni l’avant et l’arrière jouant deux partitions différentes.

Le châssis assume lui aussi très bien non seulement le poids mais aussi les watts à la poignée. Il ne bronche pas, aidé par une suspension réglée aux petits oignons. Pour conserver les qualités dynamiques, il ne faudra pas hésiter à modifier la précontrainte si vous embarquez passager ou bagage. La molette est particulièrement bien placée et facile d’accès.

Mode moteur

L’électronique est bien présente sur le Yamaha Niken mais elle ne bride pas le moteur. Elle en révèle la quintessence. Trois modes sont disponibles.

En Mode1, l’accélérateur et le moteur semblent avoir une course plus courte mais c’est la magie de l’électronique et la cartographie qui a changé. Le moteur réagit immédiatement au moindre effleurement de la poignée. Tout arrive très vite en Mode1.

En Mode3, le moteur semble marquer une pause après le passage de chaque rapport. Il prend son temps, enfin, comparé au Mode1. Ce mode est à privilégier en ville ou en remontée de file. Ou encore avec un passager ou une passagère ou sur surfaces glissantes.

En Mode2, c’est un compromis entre chacun des modes précédents.

Heureusement, en conduisant, il est toujours possible de passer d’un mode à l’autre. Cette adaptabilité de la Yamaha Niken est appréciable pour profiter pleinement du potentiel de la machine.

En ville

Une fois intégrées les dimensions de la Yamaha Niken, aidé en cela par le guidon large, le trois roues de Yamaha se conduit comme n’importe quel… deux roues. En interfile, il faudra se méfier toutefois. Les rétroviseurs dépassent légèrement de la carrosserie et viennent en premier taper ceux des autos. Heureusement, Yamaha a eu la bonne idée de les rendre rabattables et ce, dans le sens de la marche. Les rétros plient, mais la Niken ne rompt pas !

Cela vous épargnera des dépenses de carrosserie et de peinture.

En ville, les plus petits trouveront que la hauteur de selle, 820mm, est encore un peu élevée. De même, les rétroviseurs sont placés loin, très loin, pour les déployer s’ils se trouvent avoir été rabattus. Ils trouveront un peu de réconfort en voyant les yeux admirateurs des autres deux et quatre roues.

Sur route

Entre TCS, mode moteur, Quick Shift, châssis et suspensions, freins puissants, la Yamaha Niken a réuni tous les ingrédients pour rendre la route des plus agréables. Mais agréable n’est pas vraiment le mot. Prendre la route au guidon du Yamaha Niken est un vrai plaisir.

Plaisir de conduire un véhicule que rien ne semble pouvoir arrêter. Il passe partout avec vivacité et surtout sans le moindre effort. La puissance disponible fait que vous pouvez affronter les pires côtes, montées, la Yamaha Niken vous permettra de maintenir un rythme de croisière au-delà des limites légales sans même vous en rendre compte. Si c’est le cas, le régulateur de vitesse vous permettra de conserver tous vos points.

La disponibilité du moteur dès plus bas régimes fait partie du plaisir qu’il y a de la conduire. En Jekyll ou en Hyde, la Niken se plie à votre humeur. Avec les deux personnalités de son moteur, un rapport descendu et la Niken se jette sur la première courbe comme un félin prêt à bondir. Sur nationale ou autoroute, la Niken ne sera jamais pris en défaut.

Mesures

Avertissement. Pour les propriétaires de multi-roues, le passage qui suit risque de gâcher une journée qui s’annonçait pourtant belle.

Sur la Niken, nous entrons dans un autre univers. Nous avons vu le moteur et ses 115Cv. Les mesures, sur la Niken, nous obligent à déplacer le curseur. Le zéro à 100 est abattu en 5s. Bien sûr, nous avons un peu « triché » pour cette mesure. Nous avons mis le Mode 1 et avons passé les rapports au shifter. Cela nous a fait gagner quelques centièmes de secondes. Par égard à la mécanique, nous avons quand même monté les rapports jusqu’à la troisième. La Niken pouvant atteindre les 100km/h dès le second rapport. La première nous a quand même permis d’atteindre près de 70km/h

En reprises, toujours en Mode1, nous n’avons mis que 7s, en sixième pour arriver à 130km/h en partant de 50km/h. Même si le moteur se montre souple et permet de reprendre sur le rapport le plus long, à 50km/h, la Niken part de très bas. En reprenant ainsi, la poussée est cependant continue, puissante, avec le sentiment que cela ne va jamais s’arrêter. A l’approche des 5.000tr/mn, la poussée se fait encore plus sentir, pour le plus grand bonheur du conducteur-pilote.

En vitesse maxi, sur circuit, nous avons atteint 208km/h au régime de 8.500tr/mn.

Compteur 50 70 90 110 120 130
Gps 48 64 83 103 112 120
Régime 2 000 2 800 3 500 4 500 5 000 5 300

Freinage

Yamaha est réputé pour la qualité de son freinage et la Niken confirme cette bonne réputation. L’avant se montre mordant, précis, avec une amorce de freinage très rapide et progressive. Malgré le poids total roulant, la fourche et le freinage ne sont jamais pris en défaut. Pas de plongée intempestive de la fourche lors des séquences de freinages appuyés, la Niken reste bien campée sur ses trois roues. En courbe, la Yamaha Niken ne se relève pas quand vous vous saisissez des levers de freins.

Au freinage, l’arrière se montre convaincant sans plus : un peu trop puissant, il bloque facilement. Mais sur la Niken, c’est l’avant qui fait tout le travail. L’avant est idéalement réglé, pas trop de mordant et une progressivité excellente avec un stoppie qui arrive sans surprendre.

La largeur des roues avant en 120 mm associée au gommard arrière de 190 permet de visser l’accélérateur et d’attraper les freins sans arrière-pensée.

Avec ses trois disques, deux disques de Ø298 mm, à l’avant et un disque de Ø282 mm, à l’arrière, à 50km/h, nous n’avons mis que 5.3m pour nous arrêter. La Yamaha Niken est un excellent freineur.

Confort - agrément

La largeur de la tête de fourche protège très bien les jambes. Les pieds restent exposés même s’ils sont derrière les roues et amortisseurs avant, à voir en hiver. Le petit saute-vent protège jusqu’au bas du buste. Pour le reste, c’est un roadster. Il faudra se munir d’un chiffon pour essuyer la visière de son casque aux arrêts ravitaillement.

Le parallélogramme doublé de ses suspensions filtre extrêmement bien les divers chaos, pavés, etc... On en vient à chercher les routes dégradées par jeu. Les jantes 15 pouces sont aussi moins sensibles que les petites roues vues jusqu’ici sur les 3 roues - étant des scooters leurs jantes vont 12 pouces jusqu’à 14. Bien sûr une dénivellation identique sur les 2 roues ne sera pas filtrée et on aura alors le même ressenti que sur une moto normale.

Le quick shifter se déclenche dès 4000 tours, en régime stabilisé ou accélération. Il suffit d’une légère pression qui le déclenche sous quelques fractions de seconde. Dans ces conditions il se révèle doux voire imperceptible. Une réussite.

Le régulateur de vitesse est disponible dès 60 km/h sur le 4ème rapport. Son engagement est facile au commodo et permet de garder l’attention sur la route. Petit manque : seule la vitesse réelle est indiquée et pas la consigne, on ne sait donc pas trop où on en est.

La selle est plus épaisse que sur la MT09 mais elle demeure fine et manque cruellement de mousse. A la fin d’une journée de roulage, un peu de douceur pour cette partie du corps est hautement appréciée.

Consommation

De la même façon que vous pouvez conduire en mode Balade ou en mode Sport, le Niken a deux consommations différentes. En mode Balade, nous avons pu établir une consommation de 4.22l/100. Cela ne nous a pas empêché de donner quelques accélérations, par-ci, par-là, mais pas d’attaque systématique. En mode Sport, la consommation s’établit à 7.82l/100. Les rapports sont poussés à la limite du couple, rétrogradages et montée de rapports à la volée.

La moyenne se situe tout juste sous la barre des 6litres, avec 5.9l/100 exactement. Cela peut paraître important mais n’oublions pas qu’il s’agit d’un trois cylindres, que la puissance est de 115Cv à la clé. Certaines motos ou scooters dépassent allègrement les 6 litres pour des prestations bien en dessous.

Avec son réservoir de 18 litres, vous pourrez parcourir entre 230 et 300km selon votre mode de conduite.

Conclusion

Avec la Niken, Yamaha nous livre une nouvelle mouture du 3 roues et en redéfinit même le concept. Trois roues, oui, mais en configuration Sport et moto. Et le plus étonnant, c’est que Yamaha a conservé de chacun les caractéristiques sans faire de compromis. Du trois roues, Yamaha a conservé le confort, la stabilité et la confiance qui en découle. Du Sport, il y en a, avec le moteur trois-cylindres de la MT09 et sa puissance presque sauvage. Et de la moto, Yamaha a conservé l’agilité, la vivacité en conduite. Une synthèse qui n’a rien sacrifié et qui, au contraire, réunit le meilleur des trois sur une même machine.

Reste le prix. A 14.999€, la Yamaha Niken ne s’adresse évidemment à tout le monde. A ceux qui veulent rouler différent et qu’une rallonge (par rapport à une moto traditionnelle) ne dérange pas ? Aux quinquas qui se remettent aux deux roues et qui souhaitent un véhicule polyvalent et secure ?

Finalement, peu importe. La Niken est là. C’est une merveilleuse machine qui ne demande qu’à être connue. Et attention si vous faites un essai. Comme nous, vous succomberez certainement à son charme.

On vous aura prévenu.

PS : nous avons encore dans les oreilles, le son de l’échappement, les muscles des épaules endoloris par les accélérations contre lesquelles il a fallu lutter… comme un goût de trop-peu.

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