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Essai longue durée Gilera Fuoco : 1 an, 10 000 km

mardi 10 mars 2009, par Christian

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Le Gilera Fuoco 500 sur la durée, ça donne un scooter au comportement toujours aussi impérial.

Présentation

Je suis sur Paris et je parcours quotidiennement 35 km pour me rendre au travail. Cette distance est parcourue principalement sur voie rapide, voire même très rapide. Le choix du scooter pour parcourir cette distance est presque évidente. A scooter, de porte à porte, cela prend entre 20 et 30mn. Par les transports en commun, il faut au minimum 50-60mn de temps de transport uniquement. Cela signifie que les temps d’attente ne sont pas comptés.

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Gilera Fuoco Face

Pourquoi le Fuoco ?

J’avais avant le Gilera Fuoco 500 un Piaggio X9, en 500 également. C’est donc tout naturellement que je suis passé au Fuoco 500... non sans avoir essayé tout ce qui se faisait en maxi scooters. Certains étaient trop m’as-tu-vu, d’autres trop puissants, d’autres trop vieux...

Le choix du Gilera Fuoco 500 a donc été presque naturel. Et il y avait aussi l’attrait de la nouveauté et du paradoxe. Trois roues pour un deux roues, c’est peu courant.

J’ai fait monter un pare-brise Gilera car celui d’origine est purement symbolique. J’ai également ajouté un top-case de 48 litres. De quoi contenir généreusement deux casques et compenser la forme tarabiscotée et peu profonde du coffre sous selle.

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Gilera Fuoco Coffre

Comportement moteur

A cylindrée équivalente par rapport à mon ancien X9, Piaggio a fait des miracles avec le moteur Master. Master pour Multi-valve Advanced Super Torque Engine. Chez Piaggio, les ingénieurs savent aussi donner de l’acronyme quand il le faut.

Le moteur du Gilera Fuoco est toujours un monocylindre de 500cc mais Piaggio l’a doté d’un double allumage et cette deuxième bougie fait toute la différence. Le moteur est plus péchu et a beaucoup plus de reprise. Il pousse presque autant qu’un bi-cylindre. Je dis bien « presque ». Nous n’en sommes pas loin. Il lui manque aussi le caractère onctueux d’un bi-cylindre. Pour autant, le nouveau moteur conserve le même caractère que l’ancien, avec notamment un côté rageur entre 7000 et 8000tr/mn, à l’approche de la zone rouge.

De ce point de vue, il n’a pas la linéarité du Mp3 400LT.

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Gilera Fuoco Arrière

La zone rouge est à 8000tr/mn mais le profil du Fuoco 500 et le poids sont tels qu’il est difficile d’y parvenir. A ce régime moteur, l’aiguille du compteur de vitesse affiche dépasse de peu les 165km/h.

Un regret cependant côté moteur. A basse vitesse, le dosage de la poignée d’accélérateur manque de précision et la puissance arrive vite et sans progressivité. De ce point de vue, le Satelis 500cc de Peugeot pourtant doté de la même mécanique est mieux loti. Cet hiver, sur la neige et le verglas, l’exercice était particulièrement difficile. Quelques petites glissades de l’arrière ont vite fait de le rappeler. Heureusement que le train avant compense et rattrape l’arrière.

Tenue de route

Train avant

C’est en partie pour ce train avant que j’ai choisi le Fuoco et là, aucune surprise. Le train avant avec ses deux roues ne décevra pas les utilisateurs du trois roues de Piaggio. C’est un nouveau plaisir de conduite et de nouvelles sensations qu’offre ce train avant. Tous les utilisateurs de Mp3 Lt ou non me rejoindront sur ce point.

Déjà, il faut s’habituer au fait qu’une des deux roues avant passe dans un trou et que la roue arrière n’y passe pas. Ou l’inverse. C’est normal, la roue arrière est exactement dans l’axe entre les deux roues avant et pour peu qu’une des roues avant passe dans l’ornière de justesse, la roue arrière peut ne pas y passer contrairement à un scooter à deux roues où les roues sont strictement dans le même axe.

L’autre point fort du train avant est que les imperfections de la route sont littéralement gommées. C’est tout juste si on ne prend pas les nids de poule et autres cratères de la route pour le seul plaisir de ne plus les sentir ! C’est tout simplement génial.

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Gilera Fuoco Gauche

Enfin, dernier point fort de train avant et non le moindre, c’est le freinage. Avec une surface de contact avec la route doublée par rapport à un scooter traditionnel, le freinage du Gilera Fuoco 500 est tout simplement bluffant. J’ai eu à donner quelques coups de freins fortement appuyés et là où un scooter traditionnel aurait bloqué les roues, le Gilera Fuoco 500 continuait à freiner sans blocage. Je n’ai pas encore vu les limites de ce freinage et de toute façon, je ne tiens pas trop à tester !

Entre la filtration et le freinage, le sentiment de sécurité qu’apporte ce train avant est LA grande qualité du Gilera Fuoco 500 et la réussite de Piaggio, sur ce Gilera Fuoco ou sur tous les Mp3 de la marque.

Train arrière

Autant le train avant est exceptionnel, autant le train arrière est classique. Et du coup, le contraste entre les deux a tôt fait de ramener le conducteur-pilote sur terre et de lui rappeler que même à trois roues, son scooter n’est qu’un deux roues comme un autre.

En effet, la suspension arrière est plutôt du genre sec. Associée à une selle aussi du genre dure, le train arrière n’épargnera ni le pilote ni le passager. Qui se plaindra du manque de place dont il dispose pour mettre ses pieds. Ce n’est pas un bout de bois mais pour avoir reconduit un X9, la suspension du Gilera Fuoco 500 manque de moelleux.

Il faut aussi parler du frein arrière qui, comparé à l’avant, nuit fortement à l’agrément général. Ce frein est aussi du genre sec. Et quand je dis sec, c’est aussi impérativement sur un sol sec qu’il faut l’utiliser car il a une fâcheuse tendance à bloquer.

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Gilera Fuoco Train arrière

Ce ne serait rien si ce blocage arrivait en fin de freinage. Or, sur le Gilera Fuoco 500, la roue arrière peut très bien bloquer dès le début de la phase de freinage. Il ne faudra donc pas faire comme sur une moto et utiliser le frein arrière comme stabilisateur du frein avant. Du coup, plutôt qu’une répartition 60-40 entre le frein avant et arrière, mon freinage est plutôt 80-20. Le frein arrière n’est utilisé que sur le sec et à faible vitesse, à l’approche d’un feu généralement.

Hormis ces particularités à conserver à l’esprit, la conduite du Gilera Fuoco 500 est un véritable plaisir. Les longues distances sont envisageables et faisables dans un confort relatif. Je dis relatif car malgré le pare-brise de plus grande dimension que celui d’origine, il manque encore 3-5cm pour bien canaliser les turbulences aérodynamiques au-dessus du casque. J’ai pensé un moment modifier l’angle des barres d’appui mais je crains que ça ne nuise encore plus à l’aérodynamique générale.

Pour les parcours de nuit, l’éclairage du Gilera Fuoco 500 est une véritable réussite. Les optiques lenticulaires ont beau être minuscules, l’éclairage est ce qui doit se faire de mieux en ce moment. Par rapport à mon ancien X9, on peut même dire, sans jeu de mots, que c’est le jour et la nuit !

Et comme le Gilera Fuoco 500 n’est pas cyclopéen car les deux feux croisement et de route fonctionnent en même temps, les automobilistes vous voient mieux et me confondent souvent avec une moto.

Roll-lock

C’est le système qui permet de verrouiller le Gilera Fuoco dans la position que vous voulez.

Je l’utilise effectivement pour garer mon Fuoco pour la nuit dans mon parking. En utilisation courante, le béquillage se fait très facilement et c’est que je privilégie. J’ai eu quelques surprises pas forcément agréable avec le roll-lock.

Parmi ces surprises, le bouton de déblocage est juste au dessus de celui du démarreur et un matin, sans doute pas bien réveillé, j’ai débloqué le système au lieu d’appuyer sur le démarreur. Petite frayeur quand il faut soudain maintenir le scooter et ses 200kg. Réveil instantané garanti.

De même, un jour sous forte pluie, j’ai voulu bloquer le scooter droit pour éviter de sortir les pieds. Mal m’en a pris. Il y a un petit temps de décalage entre le moment où le système est activé et le moment où le scooter se trouve bloqué. Ce temps est suffisant pour que votre position, votre équilibre change. Du coup, quand le scooter est bloqué, vous pouvez être légèrement penché. Pas agréable du tout, quand il faut débloquer le roll-lock.

Enfin, avec les multiples sécurité, dont la détection du poids sur la selle, j’ai du mal à faire partir le Gilera Fuoco 500. Je m’explique. Ce détecteur de poids sur la selle fait que quand le pilote n’est pas dessus, le scooter démarre mais vous ne pouvez pas dépasser les 2000tr/mn. Vous pouvez laisser ainsi chauffer le moteur sans craindre de le voir partir en positon droite.

Piaggio a du concevoir ce détecteur pour des poids lourds car avec mes 60kg tout mouillé, le détecteur ne libère pas la sécurité. Du coup, si je veux partir, il faut que je me laisse tomber sur la selle et que j’accélère en même temps.

Le système trouve toute sa signification quand il s’agit de man ?uvrer le Gilera Fuoco 500 à l’arrêt. Roll-lock activé, il ne reste plus qu’à le pousser ou le tirer, sans se soucier de l’équilibre. Très bien vu de ce côté-là.

Protection - Poste de conduite

Comme déjà dit plus haut, le pare-brise haut est encore un poil trop court. Il ne lui manque pas grand chose pourtant. Malgré une position assise, le tablier offre une bonne protection. Et même sous une pluie battante, ou par grand froid, le pilote sera protégé.

Il n’y a qu’au niveau des pieds que la protection est limite. Le ponton central, en effet, repousse les pieds vers l’extérieur. Ils sont encore protégés mais 1 à 2 cm vers le centre aurait été parfait.

Au poste de conduite, tout est lisibile, pas de reflets parasites dans le pare-brise. Il n’y a que les rétroviseurs, sur le guidon, qui oblige à quitter la route pour les lire. Et en plus, ils sont assez petits. Heureusement, ils ne sont pas sujets à vibration.

Entretien - Coût

Il faut bien aborder le sujet coût d’utilisation et consommation. Avec son réservoir de 12 litres, vous ferez le plein bien avant d’être fatigué par la route que vous aurez parcouru.

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Gilera Fuoco Droite

A vitesse soutenue, je fais une consommation moyenne de 5.2l aux 100km. Avec des extrêmes comme 6.6l/100 pour la plus forte consommation et 3.17 pour la plus basse. Cette dernière consommation avait été obtenue lors d’une sortie et balade touristique. Par rapport à la contenance du réservoir, cela représente un plein tous les 180km approximativement. A ce kilométrage, je suis tout juste au bord de la zone rouge qui commence à 10litres consommés. Il reste à peu près 2 litres pour la réserve, de quoi parcourir une cinquantaine de kilomètres sans souci. Au delà, il faut être joueur...

Pour le moment, j’ai eu deux entretiens « obligatoires » dans le cadre du programme de garantie.

La première a eu lieu à 5000km. Il s’agissait d’une vidange et d’une vérification des niveaux de freins, de plaquettes. Il m’en avait coûté 152 ? en septembre 2008.

Un changement de pneu a été fait en décembre à 8000km. J’ai fait monter un Pirelli Diablo pour un total de 122 ?. Le Diablo a une gomme plus dure que les Michelin ou Dunlop et devrait durer plus longtemps. Ce qui s’avère réel car l’état du pneu n’a pratiquement pas bougé par rapport à décembre.

La dernière révision est celle qui comporte le plus d’éléments à vérifier et à changer. A commencer par la courroie qui à elle seule coûte 160 ?. Cette révision des 10000km m’est revenue à 410 ?, courroie et galets compris.

Au total pour ces révisions et changement de pneu, il m’en aura coûté 685 ? auxquels s’ajoute la consommation d’essence de 562 ?. Le total est donc de 1247 ?, sans compter l’assurance et le coût du véhicule lui-même. Ce qui fait un coût au kilomètre de 0.125 ?.

Item Montant ? TTC
Révision 5000 km 152
Pneu Diablo 122
Révison 10000km 411
Consommation essence 562
Total 1247
Soit un coût au km de 0,1247

Au niveau entretien quotidien, le peu de carrosserie du Fuoco Gilera 500 fait que les lavages se font très rapidement. C’est l’avantage de ce look baroudeur que Gilera lui a fait. Il n ?y a qu’une chose qui a été mal dessiné. Il s’agit de la trappe d’essence dont les bords sont légèrement incurvés vers le centre. surtout les bords bas de la trappe. Du coup, il se forme un dépôt d’eau, de poussière et les coins deviennent blancs avec le temps. C’est le signal qu’il est temps d’aller le nettoyer.

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Gilera Fuoco Trappe

Pour conclure, je ne regrette pas du tout l’achat du Gilera Fuoco 500. Sa consommation reste raisonnable malgré son aérodynamisme et l’entretien est suffisamment espacé pour ne pas avoir à passer tous les mois chez le concessionnaire.

Il lui manque un tout petit peu plus d’allonge pour être parfait.

Messages

  • Après 5000km avec ce scooter, je viens ajouter ma pierre à l’édifice.
    Le coût d’entretien peut devenir vite assez élevé. Les 10000 km ne suffisant pas à atteindre les grosses réparations.
    Ex : roulements de direction : cher en main d’ ?uvre (révision à 670 ?)
    Les pneus s’usent assez vite, le pneu arrière peine à atteindre les 8000km. Et les pneus avant sont cuits à 13000Km.
    Je n’ai jamais eu de problème de blocage avec le frein arrière, et je l’utilise beaucoup.
    Petits soucis connus de Gilera/Piaggio : le moteur peut caler sans raison en général moteur froid (par n’importe quelle température - ça m’est arrivé l’été)
    Ralenti très élevé (instable) quand les bougies sont fatiguées.
    Donc pour ma part je ne le conseillerai pas si vous faites beaucoup de kilomètres : plus de 12000km par an et vous avez un train de pneu complet à faire en plus les révisions.
    Côté consommation la mienne s’établit à un peu plus de 6L avec 2/3 de voie rapide entre 90 et 110 Km/h et 1/3 de ville sans embouteillage.
    J’ai aussi la bulle haute qui est quasi indispensable, mais la bulle haute Gilera est un peu basse malgré tout si vous faites plus de 1.75m.

  • Complément à mon avis précédent :
    La courroie ne m’a pas coûté aussi cher : 120 ? (changée à 20000)
    Pour ce qui est du roll lock, c’est vraiment le rêve pour les man ?uvres, je ne l’utilise quasiment jamais à l’arrêt, alors que je vois beaucoup de MP3 finir leur course en roll lock, moi je déteste la sensation qu’il procure en fin de course.
    Mon détecteur de poids sous la selle doit être mieux réglé parce que je peux faire démarrer le scooter juste en appuyant (fermement) avec la main.
    Les suspensions sont assez inconfortables et on sent bien les défauts de la route sous la selle, même sur un neuf que j’ai essayé avant d’acheter le mien d’occase.
    Après 20000km je n’ai aucun usure sur la trappe à essence (blanchiment etc...)
    Donc je confirme mon premier avis, c’est un bon achat pour qui ne roule pas beaucoup ou alors possède les moyens.
    Il est aussi assez cher à assurer, au mieux j’ai trouvé dans les 600 ? (à garanties équivalentes) pour 50% de bonus en région parisienne, comparé au 320 de ma Z750 ça fait cher le vol.

    • Merci pour ce témoignage.

      Les suspensions sont assez dures, sans être des bouts de bois. Pour les défauts de la route, je suppose que tu parles avant tout du train arrière. Parce que le train avant gomme presque toutes les imperfections.

      Pour la courroie à 20 000km, c’est un exploit ! Sauf si tu roules en province et que tu n’as pas à accélérer et freiner tout le temps :-).

      Pour l’assurance, tu as des liens sous le menu de droite, fais des simulations. Pour le mien, 660 ? avec 10% de bonus, en tous risques.

  • j’ai possédé un MP3 400LT depuis 2009 et fait près de 8000km/an, je viens de le revendre pour acheter un Fuoco quasi neuf de 3700km en juin de cette année.
    J’ai constaté sur le MP3, une usure du roulement de direction à environ 40000km et un problème récurrent qu’apparemment personne n’a constaté sur leurs engins...en hiver près des températures négatives, le système de blocage des suspensions posent de gros problèmes de fiabilité..Si le scooter n’était pas sur sa béquille pendant la nuit, il y a un souci pour débloquer les suspensions, elles peuvent même se débloquer bien après avoir appuyé sur le bouton. Mon scooter a déjà failli tomber par terre car j’ai été surpris du phénomène en ne le tenant pas assez fermement. Le concessionnaire m’a dit que ce souci était commun à tous les modèles de MP3. Ce souci existe-t-il encore ?

  • Ta question concerne le roll-lock ou les roulements de direction ?

    Le souci du blocage du Roll-lock par grand froid est identifié et connu. C’est Piaggio qui a communiqué en premier sur le sujet et dès 2012, [art-1290].

    Ce n’est pas à proprement parlé un souci de fiabilité mais simplement... de froid. Piaggio préconise d’ailleurs une solution douce pour un déblocage. La chaleur du moteur qui monte progressivement en température suffit pour le débloquer. Il ne sert à rien de forcer.

    Pour les roulements, la solution utilisateur est de faire une rotation de 1/4 tour des roulements, pour répartir l’usure à l’ensemble des billes qui le compose, dès que tu sens le point dur au guidon.

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