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Piaggio MP3 500 Business : 1er scooter, 1er milliers de kilomètres

lundi 20 novembre 2017, par StephaneC.

Bon bah voilà, je me retrouve dans la cour des grands !! J’ai eu le sésame, oui, vous savez, le fameux « pass » qui me permet de rouler comme un vrai scootériste. J’ai lutté pour l’avoir ! Je ne vous refais pas la copie, je vous ai tout expliqué ici, Essai formation obligatoire 125cc : business en formation.

Vous croyez que j’allais m’arrêter là ? Non !! Ça serait trop simple !

Je voulais faire du scooter ?

Asso-scooter me propose un des plus puissant scooters conduisible avec la formation 125 : le Piaggio MP3 500 ! « Tu veux faire du scooter, tu n’as pas d’expérience, tu as tout juste eu ta formation 125 cm3 ? On te prête un MP3 500 Business, on part dans le sud de la France et tu nous dis tout ! »

Comme je ne suis pas là pour plaisanter, la mission, j’ai décidé de l’accepter !

Le MP3, c’est quoi ?

Ce n’est pas le lecteur pour écouter de la musique non. C’est le fameux, le célèbre scooter à 3 roues de Piaggio ! Suite à ma formation, j’ai le droit de rouler avec ce trois roues et cette puissance de 500 cm3, car il est homologué en L5e. Comble de la loi, les jeunes permis motos ne sont pas autorisés à le conduire !

C’est mon premier gros scooter, ce sont mes premiers milliers de km, et cerise sur le gâteau, c’est un trois roues et en 500cc. Mon expérience du scooter remonte à dix ans avec un petit 50 cm3. Dix ans après, clin d’œil du destin, je conduis un scooter dix fois plus puissant et avec une roue de plus !

Le programme : départ de Paris et direction le sud pour 5 jours. Je suis un bleu et je dois avouer que ce voyage me fait peur !!!

Départ

Le jour J est arrivé et après avoir passé trois heures en voiture pour faire 80km afin de rejoindre la ville lumière, je suis arrivé très en retard. C’est un peu tendu et avec la boule au ventre que je découvre enfin le MP3. Asso-scooter.org m’explique les bases de la conduite du MP3 : blocage/déblocage du train avant, accélération progressive, freinage combiné, maniabilité… Cela semble simple.

J’ai deux sacs à dos et le coffre du MP3 les accueille avec plaisir et sans forcer. Bon, maintenant faut y aller ! J’enfile mon équipement et c’est parti !

Aujourd’hui, Asso-scooter me donne la chance incroyable d’essayer un des scooters les plus puissants que je puisse conduire, le MP3 de Piaggio. On me le prête une semaine et du coup je vais faire mes premiers milliers de kilomètres avec. Direction Argelès-sur-Mer.

Paris – Argelès : 912km

Pour mon premier voyage à scooter, il s’agit d’une étape de liaison. En clair, il s’agit de rallier une destination qui sera ensuite le point de départ de la randonnée. Je ne sais pas si c’est une chance mais il s’agit d’Argelès-sur-Mer. Départ à 11h30 de Paris et donc, destination Argelès-sur-Mer, en une seule traite. Je vais enfin pouvoir rouler sur un scooter puissant et sur une très longue distance.

1er coup de chaud

Je m’attendais au pire mais pour sortir de Paris à cette heure-là, la circulation est fluide et la conduite du MP3 ne me pose aucun problème particulier. Le MP3 avec ses 3 roues se conduit comme un scooter « normal » et la crainte que j’avais au départ, de la circulation parisienne, de tomber ou de ne pas pouvoir maitriser le MP3 s’est dissipée très rapidement. Pour autant, sur une grande courbe, j’ai eu un blocage. Cette courbe était sur la gauche, en aveugle sur le début, avec un dévers vers l’extérieur, très prononcé. La peur de décrocher et mon refus d’engager se sont traduits par un puissant freinage, le MP3 a bien réagi au freinage d’ailleurs. Comme j’étais presque droit, le MP3 n’a eu aucune réaction étrange au guidon.

Arrivés sur l’autoroute, c’est avec satisfaction que je constate que le MP3 roule bien. Il atteint les 130 km/h rapidement et très facilement. A cette vitesse, le moteur ronronne. Je n’ai qu’à appuyer sur la poignée de gaz et le MP3 répond aussitôt présent. Le large pare-brise protège bien ma poitrine mais il est trop court. Tout l’air se trouve dévié sur mon casque, même positionné au plus haut.

Le MP3 est confortable et réagit bien à ce que je lui demande. J’ai néanmoins un problème avec le commodo des clignotants qui ne m’est pas accessible sans déplacer ma main de la poignée, j’ai peut-être un pouce plus petit que la normale ou la position de ma main sur la poignée n’est pas bonne. Une question d’habitude aussi, peut-être.

2ème coup de chaud

Le MP3 me supporte avec brio et sans broncher mais au niveau de Chartres, un rainurage a été effectué sur quelques kilomètres pour un remplacement de l’enrobé et là, je découvre la catastrophe que représente ce genre de maintenance pour les deux roues. Cette maintenance est pourtant indispensable !

Instabilité, guidonnage, poussière et projection de cailloux, j’ai tout eu pendant ces quelques kilomètres. J’ai même cru à un moment donné, au bruit de l’impact, que ma visière allait casser. Durant tout le temps de cette traversée de rainurage, j’ai ralenti l’allure.

Au final, plus de peur que de mal, je continue ma route et arrive le premier arrêt au stand après 156 km.

1er ravitaillement

La route est encore longue, on ne s’attarde pas et on continue d’engloutir les kilomètres. Le MP3 m’étonne par le confort de sa selle et cette simplicité de roulage, avec ses bonnes reprises quand je lui demande un dépassement par exemple. J’ai pris le parti de ravitailler dès que le voyant au tableau de bord s’allume. Je ne connais pas encore la machine et je ne sais pas combien de kilomètres, je peux parcourir ainsi. Je ne veux pas risquer la panne sèche !

Si le voyant au tableau de bord s’allume après 135km, l’aiguille de la jauge à essence n’est pas encore dans le rouge. Il reste théoriquement 4 litres dans le réservoir, mais je préfère être prudent. Pour le ravitaillement, c’est moi qui donne le rythme au groupe et un ou deux co-équipiers m’ont avoué avoir du mal à suivre ce rythme, non pas effréné mais très soutenu !

Nous poursuivons notre route et j’apprécie de plus en plus le MP3. Mais au fil des kilomètres, la pédale de frein finit par me gêner. Elle m’enlève quelques centimètres sur le marchepied pour poser mon pied un peu plus loin et soulagerait mon genou droit qui est trop plié par rapport au gauche.

Des virages, haut la main, et de la pluie

Quelques kilomètres avant Limoges, nous attaquons une série de virages assez serrés. Après presque 500km et quelques heures de conduite, je prends confiance à la fois dans ma conduite et en la machine. L’appréhension que j’avais pour les virages devient aisance, et cette série de courbes est un jeu d’enfant. Dans les contreforts du massif central, je suis content de moi car je ne ralentis pas le groupe.

Avant Toulouse, le beau temps était au rendez-vous sur tout le trajet, enfin, pour les premiers 680 km. En effet, la ville rose m’accueille hostilement avec un ciel menaçant et c’est la pluie qui fait son arrivée assez violemment, je dois dire ! C’est le déluge, des flaques d’eau importantes se forment rapidement sur la chaussée. Les voitures soulèvent des nuages d’eau et nous sommes au soleil couchant. Je trouve que ma visibilité devient très médiocre. Je ne me sens plus en sécurité et par prudence, je ralentis fortement. Le MP3 n’a pas pourtant pas l’air d’être perturbé par la pluie, il réagit normalement et tient bien la route. Piaggio l’a équipé de pneus Michelin City Grip qui sont réputés bons sur le mouillé.

L’averse intense a duré une quinzaine de minutes et déjà le ciel bleu refait son apparition. On roule depuis presque 8h30 et la fatigue commence à arriver au moment même où le soleil annonce son coucher. A la nuit tombée, sur la route, la citadelle de Carcassonne, au loin, éclairée de nuit est magnifique.

Dernier ravitaillement de la journée à La Palme, à 805km de Paris, les genoux, les fesses, les mains, les bras commencent à faire mal et les paupières commencent à être lourdes mais nous sommes bientôt arrivés et il ne faut pas flancher. Pour le MP3, c’est comme si on était encore ce matin. Il démarre au quart de tour, et est beaucoup plus motivé que moi pour reprendre la route…

Distance : 843 km, 47.13 litres.
Consommation moyenne : 5.59 l/100.

Et du vent

Entre La Palme et Argelès, c’est la dernière ligne droite mais après la pluie, je dois affronter un très fort vent latéral sur une vingtaine de kilomètres, à l’entrée de Perpignan !! Les rafales sont assez violentes et je me retrouve balancé un peu de tous les cotés ! Le MP3 est bien campé sur ses trois roues et malgré son poids, les bourrasques de vent arrivent à me faire dévier de ma trajectoire. Mais ce n’est rien par rapport à mes co-équipiers.

Il est 22h, après plus de 900 km et six ravitaillements, et nous sommes enfin arrivés à Argelès-sur-Mer.

Repos mérité pour le MP3 et le conducteur.

Argelès-sur-Mer - Carcassonne - Argelès-sur-Mer : 286km

Les premiers 900 km de l’aller m’ont bien rassuré et m’ont fait oublier tous les préjugés que j’avais sur les scooters à 3 roues : « manque de tenue de route, c’est pénible à conduire, ça manque de réactivité, ça se conduit comme un quad, c’est que pour les parisiens » … Tous ces a priori négatifs, je les avais entendus lors de différentes sorties avec Asso-scooter et dans mon entourage.

Du plaisir et puissance 100 !

Aujourd’hui, destination Carcassonne. Pour l’aller, nous passons par les terres et pour le retour, nous longeons la côte. Au total, un peu moins de 300km. J’aborde cette étape avec sérénité et avec confiance. Nous décidons d’emprunter des routes secondaires et un peu plus sinueuses que l’autoroute en traversant le massif des Corbières. A l’aller, la route des Corbières est un enchantement avec ses virages doux et réguliers, traversant les vignes et les champs.

Pour descendre à Argelès, j’avais trouvé que le scooter, c’était bien même si j’étais fatigué mais aujourd’hui, le plaisir est multiplié par 100 ! Un anglais dirait : "Grave, je kiffe !". Le massif des Corbières a des routes aux courbes douces, régulières, le dénivelé n’est pas très prononcé. Avec le MP3, je roule sur le couple et tout en souplesse. Devant d’ailleurs, l’ouvreur du groupe enroule les virages tout en rondeur également. Je le soupçonne d’admirer également le paysage !

Au retour, par l’est, sur la route nationale que l’autoroute surplombe, la mer a des reflets d’argent, comme dirait Charles Trenet. Il y a comme des marais, je pourrai presque entendre le clapotis de l’eau. Le MP3 me montre tout cela et me le fait sentir. Je ne pensais pas que voyager ainsi en deux roues pouvait être aussi magnifique.

Pourtant, sur une courbe à droite un peu serrée sur la fin, que je négocie avec difficulté, j’ai de nouveau eu un refus d’engagement causé par un manque de confiance en moi.

Sans revenir sur l’aller où, après tous ces kilomètres et la fatigue, j’avais mal partout, sur place et sur la distance parcourue dans la région de Perpignan, le MP3 s’avère un merveilleux compagnon de route. Il m’ouvre de nouveaux horizons de nouvelles perspectives. Je prends même du plaisir à le conduire et cette sensation de liberté en roulant en scooter est très intéressante.

Distance : 282 km, 13.96 litres.
Consommation moyenne : 4.95 l/100.

Argelès-sur-Mer – Limoges : 522km

Mais le temps passe et déjà, il faut songer au retour. Nous décidons de faire le retour en plusieurs étapes. Nous reprenons pour cette étape les routes départementales avec une halte à coté de Brive-la-Gaillarde. Rien à signaler pour cette étape sous le soleil avec des températures dignes d’un printemps.

Nous prenons une partie d’autoroute jusqu’à Brive-la-Gaillarde et les petites routes ensuite. Curieusement, l’autoroute est assez chargée. Nous ne sommes pas loin de rouler en interfile.

Après Brive, nous sommes en mode balade.

Distance : 743 km, 37.89 litres.
Consommation moyenne : 5.09 l/100.

Limoges – Saran : 277km

Le lendemain, départ de Limoges direction Paris. Ça s’annonce mal ! Il est 11h, il pleut et il ne fait pas très chaud. Il fait 13 degrés, précisément, et ce n’est pas moi qui le dit mais le MP3 grâce à son thermomètre affiché sur le compteur digital ! C’est un gadget que j’apprécie beaucoup.

Il a plu jusqu’à Vierzon, soit pendant 185 km. Mon équipement prêté pas Asso-scooter est de très bonne qualité et neuf, je n’ai pas eu de souci au niveau de l’imperméabilité de la veste, du pantalon et des chaussures. Seul problème, les mains ! Je me suis équipé d’une vieille paire de gants moto en cuir qui date du petit 50 cc, j’ai froid aux mains et j’ai le bout des doigts mouillé par la pluie.

Heureusement, le MP3 est équipé de poignées chauffantes et ça, c’est un bonheur car ils sont redoutablement efficaces. Trois positions en pressant un bouton situé sur une console sous le guidon. La selle, via un bouton situé à quelques centimètres sur cette console, est chauffante aussi mais l’épaisseur de mon pantalon ne m’a pas permis d’en apprécier les bienfaits. Je trouve leur position pas très pratique à atteindre tout en roulant. Ils sont situés à droite de la console et je n’ai que trois solutions : lâcher la poignée des gaz, mettre ma main gauche quasiment sous ma main droite ou faire la manipulation arrêtée.

J’ai opté à ce moment-là de mettre ma main gauche sous ma main droite, ce n’est pas tip-top ! Je me retrouve avec les 2 mains sur le même coté et mon regard plus du tout sur la route ! Mieux vaut faire ce réglage arrêté, je pense et surtout pour les novices ! Avec l’habitude, ce doit être plus facile. Mais je pense néanmoins qu’ils auraient dû être situés du côté gauche.

J’ai bien aimé l’affichage du thermomètre au niveau du compteur et les deux compteurs journaliers disponibles. La lumière au niveau du coffre sous la selle est un plus évident et utile. Un vide poche au dessus du compteur est disponible avec à disposition un port USB.
Le vide poche est pratique mais attention quand il pleut !! C’est dommage vu la présence du port USB, je m’attendais à un compartiment étanche pour le téléphone par exemple. Pour ma part, mon porte feuille qui est je pense de taille « classique » ne rentre pas dans ce compartiment ce qui aurait été pratique pour les péages d’autoroutes par exemple mais un porte carte serait rentré sans problème. D’ailleurs, en parlant de péage, j’ai plusieurs fois été obligé d’appeler l’opérateur car j’étais détecté en classe 1, classe voiture donc, alors que je devais être en classe 5, motos et scooter.

Saran – maison : 159km

Nous sommes arrivés à Saran, au nord d’Orléans et nos routes se séparent d’avec Asso-scooter. Je me retrouve pour ces derniers kilomètres seul au monde, plus encadré, livré à moi même.

Ces derniers kilomètres, que j’ai effectué seul m’ont permis de faire ce que je voulais, comme un gosse qui peut enfin s’éclater avec son cadeau de Noël sans surveillance des parents ! Le « jeu » s’est arrêté en fait très rapidement, malgré ma formation obligatoire qui me permet de conduire cette machine puissante, le manque de d’expérience m’a fait cruellement défaut, la peur de se pencher dans les virages par exemple.

On peut revenir sur mes défauts d’engagement, après tous ses kilomètres, le MP3 en lui-même n’est pas le souci. Le souci, c’est le conducteur, manque d’expérience et de technique en 2 roues. Ce manque, je l’ai ressenti par moments tout au long de ce voyage. Ma formation, rappelez-vous, je l’ai faite avec un Honda PCX, un 125cm3, 130kg de 11cv et pour cette mission, j’ai conduis une machine de 500cm3, 270kg de 41cv, ce n’est plus du tout la même chose, ni la même catégorie !

Bonus : interfile dans Paris

Pour couronner ma première expérience en scooter, Asso-scooter m’invite à une séance d’interfile sur le périphérique parisien, en semaine et à 8h !

Sur ce célèbre boulevard ou l’anarchie règne, on ne plaisante pas et on ne joue plus ! J’ai remarqué que la priorité, c’est à celui qui roule le plus vite, ou du moins qui le plus l’habitude !

On ne parle plus de manque de technique mais de manque d’expérience en milieu hostile. C’est impressionnant pour un débutant cette différence de vitesse entre les deux et quatre roues, en sachant que les voitures ne roulent pas vite, voire sont à l’arrêt. Je n’arrive pas du tout à suivre toutes les motos et scooters qui remontent les files à plus de 60 km/h. On me le fait remarquer à plusieurs reprises, appels de phare, coups de klaxon pour que je laisse passer les pilotes. Je ne me sens pas du tout en sécurité, ma vitesse est faible par rapport aux autres scooters et tous ses coups de klaxons, le bruit et la pression des autres deux roues derrière moi me stressent et me font peur. J’ai en tête l’image d’une voiture déboîtant brusquement et sans clignotant pour gagner cinq secondes, avec un conducteur absorbé par son smartphone. Cette image me bloque littéralement. .

Bref, je résume, les remontés de file sur le périf Parisien, ce n’est pas pour moi… pour le moment !

Conclusion

Pour finir, cette mission que j’avais décidé d’accepter, je l’ai réussi et je me suis fait plaisir en plus. Même si je me suis retrouvé plusieurs fois en difficulté, dans les virages, les changements de trajectoire un peu rudes en circulation urbaine, je ne me suis jamais senti en danger (sauf sur le périf) grâce à Asso-scooter qui m’a encadré et conseillé tout au long de ce voyage. Ça été un beau et long voyage pour une première.

Aujourd’hui, je ne regarde plus les MP3 de la même façon, voir ces scootéristes sur Paris, je deviens nostalgique. Je sais qu’ils n’ont pu faire un voyage comme le mien, vivre une aventure comme la mienne. Car ces premiers milliers de kilomètres sont bien une aventure. Je ne connaissais rien du scooter, des voyages sur longue distance et cette découverte est une révélation. Le MP3 y est certainement pour quelque chose. Il est confortable et sa puissance n’est jamais brusque, il arrive même à rattraper mes erreurs de jeunesse. C’est peut-être prétentieux de parler de jeunesse après seulement 2.500km, mais mes derniers tours de roues n’ont rien à voir avec les premiers et là, tout de suite, je voudrais faire encore faire quelque tours de roues et quelques kilomètres avec.

Pour cette première fois, j’ai vécu la route et je ne l’ai pas subi. La route, en deux roues, on ressent ses imperfections, on épouse ses courbes, j’ai roulé tout le temps avec elle. J’ai enfin trouvé une méthode pour ne plus penser à rien, au tracas quotidien, de voir défiler le paysage autrement, de se sentir libre contrairement à une voiture. J’ai aussi communiqué avec l’environnement, roulé au rythme de la nature. On ressent tout en scooter, la chaleur, le froid, le vent, la pluie, l’odeur , oui, bon avec la visière ouverte par contre, le bruit.

Malgré ces plus de 2500km effectués en moins d’une semaine, si vous me posez la question « Tu es prêt à rouler en 2 roues en toute tranquillité ? », ma réponse sera non, je suis encore trop novice. Et si la question est « Tu le referais ? », ma réponse sera oui et je veux déjà repartir d’ailleurs !

Présentation

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Je m’appelle Stéphane, j’habite en Eure et Loir, j’ai 36ans et je suis responsable d’un centre auto.

J’ai roulé avec un 50cc pendant six mois et fait 3.500km entre novembre et avril ! A cette période de l’année, le scooter c’est froid, neige, pluie, verglas … J’ai tout eu, ça a été une vraie épreuve pour moi. Je suis tombé plusieurs fois à cause de la neige et du verglas mais heureusement à chaque fois sans gravité. Ces six mois m’ont dégoûté du scooter, je pensais ne plus jamais rouler en deux roues car cette première expérience a été une vraie punition. Dès que j’ai pu, j’ai rangé le scooter au garage et laissé le plaisir de s’en servir aux araignées.

Pourtant, un jour d’été de cette même année, j’ai décidé de faire un tour avec, pour le fun cette fois-ci, sans contrainte, sans être obligé. Une balade en fait ! J’ai pris un réel plaisir à le conduire et à me balader dans le pays drouais, à la campagne. Ce n’était plus une contrainte mais une nouvelle sensation et une petite liberté. Je me suis pourtant séparé de ce scooter pour des questions pratiques et de place quelques semaines après.

Des années après, Asso-scooter m’a fait redécouvrir le monde du deux roues et du scooter. Après quelques sorties avec Asso-scooter toujours en passager, il fallait que ça change ! N’ayant pas du tout le temps de me consacrer au passage du permis moto, j’ai passé la fameuse formation obligatoire 125cm3, et dont j’ai fait un compte-rendu, pour pouvoir enfin conduire un scooter de cylindrée plus élevé qu’un 50cc.

Même si cette journée a été pénible, j’ai, sur le peu de distance effectué, retrouvé cette sensation de liberté de rouler en deux roues qui ne m’a pas laissé indifférent.

Portfolio

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