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49ème Rétromobile 2025 : Artcurial Motors, les 7 et 8 février, enchères exceptionnelles

mercredi 15 janvier 2025 , par Jean-Claude

A l’occasion du 49ème Rétromobile 2025, Artcurial Motors mettra sous le marteau des collections exceptionnelles portées par des passionnés de deux et quatre roues.

Automobiles : Ferrari, Porsche et Alpine

Les visiteurs pourront découvrir une collection exceptionnelle de cinq Ferrari réunies par un passionné inconditionnel de la célèbre marque de Maranello.
Ces cinq bolides, tous certifiés par Ferrari Classiche, ont été soigneusement sélectionnés que ce soit pour leur état d’origine ou leur restauration parfaite :
-* 1963 Ferrari 250 GT/ Lusso
-* 1966 Ferrari 275 GTB , entièrement restaurée
-* 1972 Ferrari 365 GTC/4
-* 1973 Ferrari 365 GTB/4 Daytona
-* 2001 Ferrari 550 Barchetta, avec moins de 950 km au compteur.

Cette collection rare illustre la puissance des modèles Ferrari, tous habillés dans une teinte emblématique gris argent.

Par ailleurs, provenant de la Succession André Cadiou, gentleman driver sarthois, plusieurs trésors automobiles seront mis aux enchères, dont :
-* Une Ferrari 275 GTB long nose de 1966, célèbre pour ses 6 participations au Tour Auto et à la Targa Florio Revival
-* Une Porsche 2.7 RS Touring, toujours dans sa désirable livrée d’origine « orange sanguine »
-* Une Ferrari 365 GT4 BB, fraîchement restaurée
-* L’avant-dernière des 100 Alpine V6 Turbo Mille Milles produites.

Collection Umberto Panini et exemples de lots

Le samedi 8 février 2025, les passionnés de deux-roues auront l’occasion unique d’acquérir les pièces de la collection d’Umberto Panini, célèbre industriel et collectionneur de motos. Cette sélection variée, rassemblée avec l’oeil d’un véritable connaisseur, réunit des modèles historiques et emblématiques de plusieurs époques.

Parmi les 257 lots présentés aux enchères, vous avez :

  • Une Simplex Crane Model 5 de 1916, équipée d’un moteur 6 cylindres de 9,25 L permettant d’atteindre 130 km/h. Restaurée en Angleterre dans les années 90, elle a récemment bénéficié de 40.000 € de travaux pour optimiser ses performances.
  • Une Mercedes-Benz 300SL « Papillon » de 1955, livrée neuve en Caroline du Sud et entre les mains de son actuel propriétaire français depuis près de 15 ans. Après son acquisition, ce dernier a confié sa 300 SL « Papillon » à Mercedes-Benz Classic, à Stains, pour une profonde révision. Aujourd’hui de couleur noire avec une sellerie en cuir rouge à la belle patine, cette 300 SL est utilisée régulièrement et son fonctionnement se montre particulièrement satisfaisant. Elle est équipée de son moteur d’origine ainsi que de deux valises noires sur mesure venant se loger sur la plage arrière.
  • Innocenti Lambretta "Siluro" de records

Innocenti Lambretta "Siluro" de records} - 1949-1951

Lot 235 – Estimation : 65.000 € - 100.000 €.

Sans titre de circulation

  • Exceptionnelle machine de records
  • Historique connu, achetée à la fermeture de l’usine Innocenti par la famille Panini
  • Remise en route dans le respect de l’origine
  • Invitée au Goodwood Festival of Speed et à l’exposition "Concept Car" du Château de Compiègne.

Avec leurs scooters aux formes nouvelles, les constructeurs se sont heurtés au départ aux préjugés défavorables des utilisateurs de motos traditionnelles. Il fallait les convaincre que les scooters n’étaient pas de simples gadgets et qu’ils méritaient leur statut de véritables deux-roues polyvalents. Pour ce faire, Piaggio et Innocenti se sont lancés avec leurs Vespa et Lambretta dans une campagne de records de vitesse et d’endurance, entretenant leur propre rivalité en plus de se mesurer aux constructeurs de motos.

Chez Innocenti, les choses commencent assez timidement avec un Lambretta à peine caréné qui, en avril 1949, tourne 12 heures sur l’anneau de Montlhéry à la moyenne de 103,863 km/h. Un carénage intégral est ensuite réalisé et permet en septembre de l’année suivante à Romolo Ferri, Umberto Masetti et Dario Ambrosini de signer la moyenne de 142,240 km/h sur 100 miles, toujours à Montlhéry. Cette performance est complétée quelques jours plus plus tard par des records longue durée.

Pour répondre à Vespa qui étudie une machine dotée d’un moteur complexe à pistons opposés, Lambretta se remet au travail sur son prototype, sous la direction de l’ingénieur en chef Pier Luigi Torre. Comme souvent dans une telle situation, le constructeur fait appel à des spécialistes de l’aviation, venant en l’occurrence de la société Caproni, pour réaliser un carénage profilé particulièrement soigné.

Sur une structure tubulaire légère, la carrosserie en aluminium est de forme ovoïde avec une dérive arrière et le pilote s’y trouve complètement enfermé et incliné vers l’avant, avec deux petites trappes qui, rappelées par des ressorts, lui permettent de poser les pieds par terre. La tête posée sur un coussinet, son casque dépasse tout juste de la carrosserie et un pare-brise en plexiglas lui permet de visualiser la piste. Il ne dispose pour tout instrument que d’un compte-tours Jaeger gradué jusqu’à 10.000 tr/mn. Deux conduits passant entre ses jambes et reliés à des prises d’air avant permettent le refroidissement du moteur qui, lui aussi, a fait l’objet d’une préparation spéciale : avec l’ajout d’un compresseur, le petit 125 cm3 dépasse à l’époque 20 ch à 9.700 tr/mn !

Grâce à cette machine remarquablement conçue et réalisée, dont la forme lui vaudra le surnom de "Siluro" ("Torpille"), Lambretta décroche une nouvelle moisson de records en juin 1951 à Montlhéry et, sur une portion d’autoroute entre Munich et Ingolstadt, Romolo Ferri signe la vitesse à peine croyable de 201 km/h !
Le décès peu de temps après de Renato Maggi essayant de battre un record avec une MV Agusta provoque une "trêve" dans l’affrontement Vespa/Lambretta, laissant Piaggio détenteur de la couronne ultime. Parmi les records battus par Lambretta figurent notamment : un km lancé à 200 km/h, 100 km à 160 km/h, 1.000 km à 133 km/h, 5.000 km à 98 km/h, une heure à 159 km/h, six heures à 133 km/h et 12 heures à 132 km/h.

Après la fermeture de l’usine Innocenti, le Lambretta "Siluro" a été acheté directement par la famille Panini avec un lot de pièces, qui l’a ensuite prêté au Rimini Lambretta Centre (RLC) pour l’exposer. Lorsque Umberto Panini a été invité en 2017 à participer au Goodwood Festival of Speed (pour célébrer les 70 ans du premier Lambretta), la remise en état de la machine a été confiée au RLC. Ainsi cet incroyable engin de records, cette fois dépourvu de compresseur, a pu évoluer devant les milliers de passionnés qui se rendent chaque année à cet évènement unique.

Deux ans plus tard, en 2019, ce Lambretta historique a été invité pour l’exposition "Concept car - Beauté pure", organisée au château de Compiègne, lieu qui abrite le plus ancien musée automobile de France et où le "Siluro" côtoyait des prototypes de style et de record de toutes époques.

Ces participations témoignent s’il en était besoin du caractère historique de ce Lambretta "Siluro", aujourd’hui dans sa présentation d’origine avec sa carrosserie profilée des records. Il est rarissime qu’une telle machine de record, authentique, soit proposée en vente publique, ce qui représente donc une opportunité exceptionnelle. Ce "Siluro" constitue de plus un billet d’entrée aux concours d’élégance et évènements historiques les plus en vue.

Artcurial Motors Rétromobile 2025 pratique

Exposition des véhicules
Paris Expo Hall 2.2
Porte de Versailles
Du mercredi 5 février 2024au vendredi 9 février 2024

Ventes aux enchères
07.02 2025 à 15h00 : Motorcars
08.02.2025 à 15h00 : Motorcars & Racing, Flying & Yachting.

Catalogue Artcurial Motors Retromobile 2025.

Portfolio

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