Deux roues : les voix de la sécurité
vendredi 4 décembre 2009 , par
Décidément, le deux roues fait débat en ce moment. Que ce soit par le biais de la déléguée interministérielle à la sécurité routière qui propose des axes de réflexion qui ne font pas appel, pour une fois, à la répression, ou par le biais du site « Mortel scooter » qui nous montre les risques d’une conduite à risque.
Cette fois, c’est Pierre Gustin, délégué général à la Prévention Routière, qui traite le deux roues. Pierre Gustin propose de remplacer le BSR par un permis à points du même type que celui des autres permis. Pierre Gustin va même jusqu’à proposer l’instauration d’un contrôle technique.
En effet, ce contrôle technique serait la seule solution pour lutter contre le débridage des scooters. Le parc des 50cc serait débridé à plus de 50 ou 80%% selon les estimations. Pierre Gustin oublie au passage que si un scooter se débride, il peut aussi se rebrider pour le passage au contrôle technique, par exemple.
Et Pierre Gustin oublie aussi au passage qu’il y a des mots à ne pas prononcer face à des deux roues. « Contrôle technique » fait partie de ceux-là.
Si la remontée de files est une bonne chose, il ne faudrait pas que dans les faits, cette possibilité se traduise par un casse-tête pour le conducteur de deux roues. Il faut rappeler que cette pratique sera strictement encadrée. Respect de la vitesse autorisée et faible écart de vitesse entre les deux roues et les voitures.
Il faudrait définir ce qu’est un faible écart. Et pour qui a déjà remonté des files, l’attention est tellement grande pour surveiller son environnement, voitures, camions, conditions de la route, qu’il est pratiquement impossible de regarder son compteur en plus. Il ne faudrait pas cette bonne intention et attention accordée aux deux roues se retourne contre nous et devienne prétexte à verbalisation à outrance de la part des forces de l’ordre.

- Voies de bus - Londres
Outre la remontée de files, ne serait-il pas plus simple d’autoriser les deux roues motorisés à emprunter les couloirs de bus ? A l’image de ce qui se fait à Londres, où certains couloirs de bus sont autorisés aux deux roues, une telle autorisation devrait se faire avec rappel des droits et des devoirs de chacun des usagers de la route.
Car ouvrir les couloirs de bus n’est pas une fin en soi. Il s’agit bien avant tout de diminuer le nombre d’accidents et donc de blessés et de morts. Pour ça, toutes les solutions sont bonnes à prendre et l’une ne s’applique surtout pas au détriment de l’autre. Elles peuvent et doivent se combiner pour arriver à faire baisser les statistiques. Ce qui serait le plus dommageable est que ces propositions ne restent qu’à l’état de propositions... une fois les échéances électorales passées.
Comme le dit l’expression, la fin justifie les moyens et il ne semble pas encore que la sécurité des deux roues soit une fin pour nos autorités de tutelle. En sommes-nous seulement au début ?
Deux roues à Londres : droits et devoirs
Pays-Bas : remontée de files autorisée
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Messages
1. Deux roues : les voix de la sécurité , 4 décembre 2009, 19:29, par Juju75
Tout a fait d’accord. On ne peut pas remonter les files et avoir l’oeil sur le compteur, c’est trop dangereux !
Pourquoi ne pas obliger aussi les automobilistes à regarder dans les rétros et mettre le cligno ?