Téléphone au volant : PSRE tire la sonnette d’alarme
vendredi 16 mars 2012 , par
Selon un sondage IFOP pour PSRE (Promotion et Suivi de la Sécurité Routière en Entreprise), un automobiliste sur deux n’hésite pas à décrocher son téléphone quelle que soit la situation de conduite.
63%, des salariés passent ou reçoivent des appels téléphoniques au cours de leurs déplacements professionnels en voiture.
20% seulement des appels sont passés systématiquement à l’arrêt
41% des chefs d’entreprise interrogés considèrent que téléphoner en
conduisant n’engage que le salarié
67% des employeurs et 58% des salariés déclarent que téléphoner à l’aide d’un kit mains libres réduit vraiment le risque.
Au vu des résultats de ce sondage, PSRE, association de référence en France pour la prévention du risque routier en entreprise, rappelle que les accidents de la route sont la 1ere cause de mortalité dans le cadre du travail (trajets domicile-travail et missions professionnelles) et qu’il est temps de tordre le coup à quelques idées reçues qui peuvent s’avérer dangereuses.
Il ressort de cette étude :
- la persistance d’une habitude : près de deux salariés sur trois, conduisant à titre professionnel, sont amenés à passer ou à recevoir des appels téléphoniques au cours de leurs déplacements. Ces appels téléphoniques sont le plus souvent établis avec l’entreprise du salarié, soit avec le responsable hiérarchique, soit avec les services.
- au mépris des dangers liés à l’utilisation du téléphone en conduisant, y compris avec un kit mains libres, 80% des appels sont passés en situation de conduite ou à l’arrêt chaque fois que cela est possible, et donc 20% seulement des appels sont passés systématiquement à l’arrêt.
- il est important de souligner qu’une nette majorité des salariés, , est ouverte à la mise en place de règles qui limiteraient l’utilisation du téléphone au cours des déplacements professionnels.
- le risque lié au téléphone au volant demeure un parent pauvre dans l’évaluation des risques : seulement 1 tiers des employeurs a cherché à l’évaluer.
Heureusement, on observe une prise de conscience, chez ces employeurs ayant réalisé l’évaluation, de la nécessité de mettre en place davantage de mesures de prévention concernant le téléphone au cours des déplacements professionnels, souhaitant être aidés dans cette démarche par les fabricants de téléphones mobiles, les opérateurs de téléphonie mobile et les constructeurs automobiles (blocage des communication pendant la conduite par exemple..), et par des campagnes publique de la Sécurité Routière.
Les idées fausses persistent
Le risque lié au téléphone est relativisé par les employeurs et par ceux qui conduisent un véhicule dans le cadre du travail (à peine plus d’1 sur 2 le considère très important).
67% des employeurs et 58% des salariés déclarent que téléphoner à l’aide d’un kit mains libres réduit vraiment le risque.
Cette majorité d’employeurs et de salariés semble méconnaître que le danger vient surtout de l’attention portée à la conversation téléphonique, et donc de l’absence d’attention aux dangers du trafic, et non exclusivement du fait de tenir le téléphone en main. Faut-il y voir l’influence de la tolérance du kit mains libres par le code de la route ?
Par ailleurs, la conscience par l’employeur de son éventuelle responsabilité, en cas d’accident causé par un salarié qui téléphone en situation de conduite professionnelle, est loin de la réalité : 41% d’entre eux considèrent que téléphoner en conduisant n’engage que le salarié.
La responsabilité de l’employeur peut être pourtant recherchée en cas d’accident causé par un salarié occupé à téléphoner en conduisant, surtout lorsque la conversation est établie avec le responsable hiérarchique ou les services de l’entreprise.
Rappelons que l’usage du téléphone au volant est sanctionné par une amende de 90€ et trois points.
L’ étude a été réalisée par IFOP pour PSRE, auprès d’un échantillon de 400 dirigeants d’entreprises, et d’un échantillon de 1000 salariés d’entreprises publiques et privées, appartenant aux secteurs de l’industrie, du BTP, du commerce et des services. Les interviews ont eu lieu du 13 au 24 janvier 2012.
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