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Traversée de Paris Estivale 2026 : arrivées et départs

lundi 10 août 2026 , par Christian

C’est sous un soleil resplendissant et pas trop chaud que l’esplanade de Vincennes a vu arriver ce 26 juillet les participants à la Traversée de Paris Estivale 2026, 19ème du nom.

Comme toujours, les plus matinaux ont la chance de pouvoir admirer au plus près les véhicules qui viennent prendre le kit des participants. Le temps d’installer la plaquette, de prendre connaissance du parcours et tous s’élancent direction Paris, cette année, les axes dessinés par le baron Haussmann.

Les bénévoles de Vincennes en anciennes sont sur le pont pour gérer le flux des arrivants, des partants, du trafic « normal » des non-participants. Il y a parfois du stress dans les directives données, il faut rester le plus moins longtemps sur l’esplanade, mais il y a les sourires, la bonne humeur, les moteurs qui toussent, qui fument, et qui sentent. Sur l’esplanade, ce sont soudain des cœurs de plusieurs dizaines d’années qui se mettent d’un seul coup à battre à l’unisson. Cette pulsation, venue du tréfonds de l’histoire des déplacements, pousse nos belles et modernes d’hier, à venir battre le pavé en belles et modernes d’autrefois. L’histoire se vit au présent aux Traversées, estivale et hivernale. Des plus petits, vélos, aux plus gros, tracteurs et bus, tout le monde se presse pour franchir la ligne de départ, porte temporelle sur un espace-temps où toutes les époques se télescopent !

Les parisiens et les touristes ne s’y trompent pas. C’est avec un grand sourire qu’ils saluent le cortège qui le leur rend bien. Il n’y a pas que le temps qui s’est arrêté, tous les compteurs se sont arrêtés sur partage, générosité, bonheur. C’est tout ça que nous offre les heureux propriétaires des véhicules qui ont restaurés, bichonnés leurs véhicules avec amour et cela se sent !

Merci à tous de nous faire voir et surtout vivre, entendre ces merveilles.

Cette année, Haussmann est à l’honneur et ses larges passages ouverts dans la capitale sont autant d’écrins pour nos belles d’un jour, autant d’axes spatio-temporels où elles se glissent avec un plaisir évident et où les décennies de déplacement se rencontrent l’espace d’une journée. Tous les temps des déplacements sont à chaque Traversée suspendus le temps d’une journée.

De 1970, une Bond de couleur orange (une roue à l’avant et deux à l’arrière), de 1929, un véhicule d’excursion de la marque disparue « LATIL », cette Fiat 500 Gamine, cette Schmitt Moke de 1982. De 1948 à 1974, venus du nord, trente tracteurs ont donné un aperçu des marques et des modèles (Deutz, Fergusson, Ford, Guldner, International, Lanz, Massey-Fergusson, Nuffield, Pony, Renault, Société Française Vierzon, Someca.). De 1917, un Zèbre type A et une moto BSA, un taxi coupé Landaulet de Dion-Bouton de 1923, une Peugeot 172 R et une Citroën B12 de 1926. Les Jeep Willys côtoient les Rolls Royce, les Bentley, les Jaguar, toutes intemporelles et les Porsche rutilent.

David : AJS 500 18 S, 1954, entièrement restaurée

A.J. Stevens (AJS) est une marque de motos et autos d’origine britannique, de Wolverhampton dans les West Midlands fondée en 1899.

AJS est la marque sur laquelle courait Leslie Graham lors de la première édition du Championnat du monde de vitesse moto en 1949, qu’il remporta. Sur les différents modèles AJS.

C’est au fin fond de la Savoie que David a débusqué cette AJS, elle était complètement désossée et surtout pas cher pour répondre à ses besoins. D’origine, il n’y a que le moteur, le cadre et le réservoir. David remonte la moto comme il peut et roule avec. Arrivé sur la région parisienne, il y a dix ans seulement, David se décide à la restaurer entièrement.

Son ambition avec cette restauration : lui donner l’aspect d’une sortie d’usine !

Avant internet, David allait en Angleterre, dans des bourses d’échange pour trouver les pièces. Mais avec internet, c’est un autre long travail de recherche de pièces. En Floride, il trouve le garde-boue arrière, l’Australie lui permet de trouver la caisse à outils, et sa dernière acquisition est le porte-bagages, dans le sud de la France.

Le S de ce modèle fait référence à la suspension arrière, appelé Jam pot, en référence à son dessin en forme de pot à confiture et de gros diamètre. L’avant n’est pas en reste avec une excellente fourche télescopique à amortissement hydraulique, baptisée "Teledraulic", et, après les premières versions à cadre rigide, des versions dotées d’une suspension arrière oscillante apparurent également en 1949.

Monocylindre 4 temps refroidi par air - 497 cm3 (82,5 x 93 mm) - 23 ch/5 400 tr/min - Soupapes culbutées et ressorts en épingle - Allumage magnéto - Carburateur Amal - Boîte séparée Burman 4 rapports - Transmissions primaire et secondaire par chaînes - Cadre simple berceau tubulaire - Suspensions av. télescopique, ar. oscillante avec amortisseurs AMC "Jam pot" - Pneus 19" - 174 kg - 130 km/h.

Il faut reconnaitre que le travail de restauration est remarquable. Une vraie AJS 500 18 S, 1954, sortie d’usine ! Merci, David, pour ce travail et cette passion !

Portfolio

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