Autos - motos - camions : clignotant en défaut
lundi 19 septembre 2011 , par
L’association Prévention Routière a observé 5.032 véhicules au niveau d’un carrefour à feu ou giratoire répartis en France sur six départements.
Le résultat est édifiant. 44% des conducteurs ne mettent pas leur clignotant quand ils changent de direction.
Il n’est même pas possible de dire que telle catégorie est plus concernée qu’une autre. Ce comportement concerne l’ensemble des conducteurs, de voitures de tourisme, deux roues ou utilitaires.
L’association Prévention Routière remarque que l’absence de clignotant est plus fréquente lors des manœuvres à un giratoire ou lors d’une bifurcation après un stop (45% des clignotants oubliés). Mais l’absence de clignotant est moindre lorsque le conducteur tourne à un carrefour à feux ou géré par une priorité à droite, 30% d’oubli.
Pourtant l’usage du clignotant lors d’un changement de direction n’est pas seulement une obligation, "c’est aussi l’un des principaux moyens, pour le conducteur, de partager la route et de faire connaître ses intentions aux autres usagers", rappelle Bernard Pottier, président de l’association Prévention Routière. "Mettre son clignotant peut sauver des vies, notamment celles des usagers les plus vulnérables que sont les piétons, les cyclistes ou bien les motards".
Afin de rappeler cette règle essentielle à tous les conducteurs, l’association a envoyé à ces 100 000 adhérents un autocollant "Je mets mon clignotant, je sauve des vies" à apposer sur son véhicule et une fiche pratique rappelant le bon usage du clignotant. Les conducteurs qui souhaitent soutenir cette opération peuvent également les retirer gratuitement dans les comités départementaux de l’association.
Rappelons que l’article R412-10 (mis à jour au 2 avril 2003) du Code de la Route prévoit les sanctions en cas d’oubli de clignotant :
"
Tout conducteur qui s’apprête à apporter un changement dans la direction de son véhicule ou à en ralentir l’allure doit avertir de son intention les autres usagers, notamment lorsqu’il va se porter à gauche, traverser la chaussée, ou lorsque, après un arrêt ou stationnement, il veut reprendre sa place dans le courant de la circulation.
Le fait, pour tout conducteur, de contrevenir aux dispositions du présent article relatives au changement de direction est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la deuxième classe (35 €).
Tout conducteur coupable de cette dernière infraction encourt également la peine complémentaire de suspension du permis de conduire pour une durée de trois ans au plus, cette suspension pouvant être limitée à la conduite en dehors de l’activité professionnelle.
Cette contravention donne lieu de plein droit à la réduction de trois points du permis de conduire.
"
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